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Mardi 10 novembre 2009

Quatre employés de la commune dénoncent leurs conditions de travail

mardi 10.11.2009, 05:02 - La Voix du Nord

Les employés communaux dénoncent notamment des locaux qui ne respectent pas les normes d'hygiène et de sécurité.

| VERQUIGNEUL |

 « Vous voyez, il est 11 heures, personne n'est passé. »

Le constat est signé du représentant FO du groupement des territoriaux (les services publics) était hier matin à Verquigneul pour officialiser la création d'une section syndicale à la mairie.

Une délégation départementale l'accompagnait. Le cas Verquigneul était également d'actualité à quelques kilomètres de là, à Bruay, où le dossier des employés communaux était examiné par le comité technique paritaire (CTP). « Des recommandations seront ensuite envoyées au maire », explique un délégué syndical.

Une rencontre ce matin

L'absence de hiérarchie aux services techniques, (...) est un des (nombreux) reproches que font les quatre employés composant la nouvelle section FO. Autre critique : l'état de leurs locaux. L'observation vaut pour la salle de repos, juste à côté de la mairie, mais surtout pour la vieille ferme délabrée leur servant de local pour entreposer le matériel. Ni l'une, ni l'autre ne sont adaptées à l'exercice de leur fonction. En terme de sécurité d'abord, il suffit de jeter un oeil sur les tuiles prêtes à tomber pour s'en convaincre. En terme d'hygiène ensuite, là, il suffit de rentrer dans la ferme pour s'en apercevoir.

Alors que le maire Henri Boulet doit rencontrer le syndicat ce matin, son adjoint aux travaux, contacté hier, semblait déjà disposer d'une solution. « Ils vont avoir de nouveaux locaux », rassure Jean-Marc Michaux. Lui qui convient volontiers des mauvaises conditions les met sur le dos douillet de la fusion. « On a été 12 ans associés à Béthune, personne n'a jamais rien dit. Maintenant, ils veulent tout, tout de suite, ce qui n'est pas possible. » Car, dit-il, la maison dans laquelle doivent être transférés les services techniques n'est pas encore disponible.

Quant à l'absence d'organisation, l'adjoint aux travaux jure ses grands dieux qu'« ils savent très bien ce qu'ils ont à faire ».

Certes, mais les employés communaux rappellent qu'ils sont en bas de l'échelle de la fonction publique et qu'ils n'ont de fait aucun pouvoir décisionnel. À force d'attendre, ils ont donc perdu patience. « Ça fait quelques mois qu'on a alerté le maire. C'est à la fois un problème d'hygiène et surtout de sécurité. C'est un non-respect de l'être humain. » L'attitude du maire est clairement mise en cause. À sa charge, ses employés fustigent son refus de les écouter, de les recevoir, ou même de leur accorder les formations réclamées. « Et c'est comme ça depuis 2001 », explique ce spécialiste en électricité, référence à l'arrivée d'Henri Boulet. Le premier édile devra tendre l'oreille ce matin. Il reçoit le syndicat FO qui a déposé un préavis de grève hier. • CH.-O. B.

source : la voix du nord
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Jeudi 5 novembre 2009

 

Avec la refonte de cet impôt sur les sociétés, le manque à gagner pour les finances publiques s’élèvera à plusieurs milliards d’euros. FO estime que ce seront les ménages qui compenseront ces nouveaux allégements fiscaux en bout de chaîne.

 

Le bras de fer sur la réforme de la taxe professionnelle (TP) qui semble s’être engagé entre le gouvernement et une partie de sa majorité au Sénat nous donne l’occasion de revenir ici sur les tenants et les aboutissants de la refonte de cet impôt assis aujourd’hui sur les entreprises. Car, comme n’a pas manqué de souligner la confédération FO au moment où le projet de loi de finances a été rendu public, la suppression de la TP constitue quand même le morceau le plus coûteux de la loi de finances 2010. Un cadeau aux patrons que les ménages seront appelés forcément à compenser en bout de chaîne, avait-elle indiqué dans communiqué diffusé le 30 septembre dernier.

 

Jusqu'ici, l'essentiel de la TP reposait sur la valeur locative des équipements et biens mobiliers de l'entreprise (machines, outillage, matériels de bureau...). La réforme prévoit la suppression de cette part afin d’en faire bénéficier aux entreprises qui investissent le plus, selon le gouvernement, et ce au nom de la compétitivité internationale. Alors que les entreprises paient actuellement 26 milliards de TP, les entreprises ne paieront plus que 18 milliards à partir de 2010 : 5,7 de cotisation sur la valeur immobilière, et 11,4 au titre d'une nouvelle contribution complémentaire sur la valeur ajoutée. Cette nouvelle taxe, qui sera une sorte de contribution économique territoriale ne touchera les sociétés qu’à partir de 500.000 euros de chiffre d'affaires (avec un barème progressif). Au total, cela va se traduire par un allègement d'impôt de quelque 8 milliards à partir 2010 pour les entreprises. Et donc de recettes en moins pour les collectivités territoriales dans la mesure où la TP est l’une de leurs principales ressources de financement. Les élus locaux ont chiffré ainsi à 11 milliards d'euros leur manque à gagner. Selon le texte voté à l’Assemblée nationale, les pertes des collectivités locales seront compensées en 2010 mais pas au-delà de 2011. D’où la fronde des élus locaux relayée au Sénat. Lesquels contestent par ailleurs leur perte d’autonomie fiscale étant donné que les taux les nouveaux impôts en remplacement de la TP seront dorénavant décidés par le ministère du Budget.

 

Pour le secrétaire confédéral chargé à FO des questions économique, Pascal Pavageau, ce nouveau cadeaux fiscal aux entreprises est d’autant plus insupportables qu’il entre «dans le même tableau des maladies chroniques dont souffrent les finances publiques, celui des exonérations sociales et des niches fiscales toujours plus conséquentes». Tout cela s’inscrit, déplore-t-il, dans un «budget 2010 qui apparaît comme le bras armé d’une politique fiscale économiquement inefficace et socialement injuste» et dont la seule expression est d’abaisser le poids de la fiscalité des entreprises tout en organisant le retrait de l’Etat (processus déjà engagé avec la révision générale des politiques publiques – RGPP - et les budgets précédents). Quitte à «s’attaquer frontalement aux principes et valeurs républicaines en remettant en cause les services publics et la protection sociale collective», ajoute-t-il.

 

 

source : http://www.force-ouvriere.fr/

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