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  • : Le blog des agents territoriaux du Pas de Calais, animé par le groupement departemental FORCE OUVRIERE des services publics
  • : La Fonction Publique Territoriale est en perpetuelle evolution, connaitre ses Droits devient une necessite pour les agents, qu'ils soient fonctionnaires ou non-titulaires. Pour les adherents et les militants FORCE OUVRIERE, l'information est un enjeu majeur de la negociation sociale, le Groupement Départemental des Services publics du pas de calais informe les agents de la Fonction Publique Territoriale (FPT).
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Mardi 4 novembre 2008
Les syndicats, qui veulent faire entendre la voix des salariés. se réunissent mercredi pour discuter d'une mobilisation commune. Avec la crise économique, l’idée d’une action intersyndicale rassemblant FO, CFDT, CFTC, CGT, CGC et les organisations autonomes (FSU, SUD et UNSA) refait surface.

A l’issue d’une rencontre avec le président Nicolas Sarkozy – cette réunion était consacrée à la «préparation» du sommet (G20) sur la crise financière internationale prévue le 15 novembre à Washington (Etats-Unis) – les dirigeants des cinq centrales syndicales (FO, CFDT, CFTC, CGC, CGT) ont évoqué lundi soir la possibilité d'une telle action commune pour rappeler notamment au gouvernement que les salariés ne doivent en aucun cas être les victimes expiatoires de la crise.

Les huit organisations d’ores et déjà prévu de se réunir demain à 9 heures. Alors que les effets de la récession se font sentir chaque jour un peu plus sur l’emploi et le pouvoir d’achat, tous les syndicats, qui ont réclamé en vain au gouvernement un plan de relance budgétaire, estiment désormais que le temps est venu de faire entendre autrement la voix des salariés. Car, pour eux, le plan sur l'emploi présenté par M. Sarkozy la semaine dernière est bien inconséquent, au vu des milliards d'euros débloqués du jour au lendemain pour les banques et les entreprises (voir notre article du 29 octobre 2008). Pis, ce plan a été précédé ou suivi de mesures «déréglementation sociale» inacceptables à l’instar du projet sur la banalisation du travail le dimanche ou la décision en catimini de porter l’âge des mises à la retraite d’office de 65 à 70 ans.

Crise ou pas, l’exécutif continue de prétendre que le salut économique de la France passe par ses « réformes structurelles» : réduction du périmètre de la protection sociale (sécurité sociale, retraite, assurance chômage…), suppression de dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, privatisation de La Poste, réforme de l’Etat (RGPP, disparition des départements…).

Autant de «réformes» en gestation depuis le début du quinquennat. «Qu'il faille réagir, on en est tous convaincu. Tout simplement parce que si les salariés ne bougent pas, ça va être eux les dindons de la crise», a ainsi expliqué le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. Pour son homologue de la CGT, Bernard Thibault, si la rencontre de mercredi, qui doit servir à «confronter les analyses» de chacun et «envisager les réponses possibles», «contribue à mettre une certaine pression sur le chef de l'Etat et le gouvernement pour accélérer des décisions qui soient véritablement des protections pour les salariés, tant mieux!». Tout en considérant qu’il est «urgent de se bouger», le leader de la CGT a envisagé «des manifestations de rue». Selon le dirigeant de la CFDT, François Chérèque, les syndicats doivent «avoir une communication commune forte, le tout c'est de se mettre d'accord si c'est le bon moment pour la réussir. Ça fera partie du débat de mercredi». Il a affirmé aussi que si la CFDT devait s’engager dans une mobilisation commune, c’est pour «la réussir» car «louper une action aujourd'hui alors que la crise va durer peut-être un an ou deux, c'est se mettre en difficulté dans le temps».

A FO, «nous ne pensons pas tellement qu'une manif' de plus changera les choses. Par contre, je pense que ça aurait de la gueule si Thibault, Mailly, Chérèque, au nom de leurs syndicats, appelaient les salariés à une journée de grève dans «le public et le privé, pendant une journée», a indiqué Jean-Claude Mailly, avant d’ajouter, «cela montrerait au président de la République qu'une grève ça se voit, et je pense que ça serait plus efficace qu'une journée de manifestations».
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Mardi 14 octobre 2008
Le Premier ministre justifie l’utilisation de fonds publics pour sauver les établissements financiers et annonce qu'il y aura «des conséquences sur l'activité, sur l'emploi et le pouvoir d'achat des Français».

 Avec la mobilisation (sans scrupules) de milliards d’argent public qu’il injecte ces temps-ci pour sauver des groupes privés, on aurait pu penser que le gouvernement ait tiré quelques leçons de la crise financière actuelle, en renonçant par exemple à la rigueur budgétaire alors que s’installe la récession. Que nenni. Mercredi, lors du débat consacré à cette crise à l’Assemblée nationale, le Premier ministre, François Fillon, a exclu toute idée de relance de l’économie et de la consommation, via notamment une politique active de l’emploi et de soutien au pouvoir d’achat des ménages.

«L'urgence, c'est de répondre au problème de liquidité sur le marché interbancaire», a lancé M. Fillon devant les députés. Il a annoncé dans la foulée que la France allait se doter d'une société publique capable – au coup par coup et en empruntant sur le marché – d'aider les banques françaises qui seraient menacées de faillite… dans l’espoir de rassurer la Bourse. La nouvelle Société de prises de Participation de l'Etat (SPPE) permettra aux pouvoirs publics, a-t-il insisté, de «maîtriser la stratégie et la gestion» des établissements bancaires sauvés. Histoire de rassurer les contribuables, il a précisé que les interventions de l'Etat seront «réactives» et «temporaires», c’est-à-dire que ses éventuelles participations seront revendues, «si possible avec une plus-value». Autrement dit, l’Etat n’aura pas vocation à rester dans le capital de ces banques une fois leur situation redressée.

Si le Chef du gouvernement a prétendu ainsi expliquer pourquoi il est si prompt à mettre la main à la poche pour sauver le système financier, il s’est refusé à mobiliser des fonds publics pour relancer l’activité, ce qui s’imposerait tout autant. Selon lui, «la crise ne nous donne aucune raison de relâcher la discipline que nous nous sommes imposée en matière de finances publiques» car «notre politique budgétaire est adaptée à la crise: ni laxiste, ni récessive». Il a enfoncé le clou en affirmant que le budget devrait faire même office de «stabilisateur» dans la tempête : «le taux de prélèvements obligatoires n'augmentera pas et toute reprise de la croissance sera mise à profit pour le baisser d'ici 2012». Le Premier ministre entend dès lors maintenir tels quels ses objectifs en matière de réduction des dépenses publiques, à travers notamment la suppression de 50.000 postes de fonctionnaires et la poursuite de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP). A part ça, il s’est voulu «lucide»: «nous savons que l'Europe sera rudement affectée par le ralentissement. Nous savons que la France le sera aussi. Il y aura des conséquences sur l'activité, sur l'emploi et le pouvoir d'achat des Français. Il serait absurde et irresponsable de le nier».

En attendant, rien n’est prévu pour limiter les conséquences puisque M. Fillon n’a à aucun moment parlé de relance. De fait, parmi les mesures inscrites dans le budget 2009 en direction des ménages depuis l’aggravation de la crise financière, seule la majoration de 152,45 à 220 euros de la «prime de Noël» qui est attribuée à certains bénéficiaires de minima sociaux constituera une dépense publique nouvelle. Quant à la politique de l’emploi, le gouvernement compte sur les 60.000 contrats aidés et précaires décidées en juillet, pour jouer opportunément le rôle «d'airbags» aux chocs de la crise, dixit le ministre de l’emploi. C’est pourquoi, écrit Jean-Claude Mailly (FO) dans son dernier édito publié dans FO Hebdo, «l’austérité budgétaire est (…) le contraire de ce qu’il faut faire» et «c’est le moment de revoir certaines dispositions, telles celles du bouclier fiscal, qui ont concerné les plus riches». Pour lui, «une chose est sûre: quand on réclamait (propositions à l’appui) 12 milliards d’euros pour les retraites, on nous trouvait irréalistes. C’est pourtant une goutte d’eau par rapport à ce qui est engagé ces temps-ci». Et le leader de FO de s’interroger face à ces deux poids, deux mesures: «qui peut encore oser dire que la lutte de classe n’existe pas?».
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