FO défend les retraites !

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Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /2007 11:35
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Mardi 18 décembre 2007 2 18 /12 /2007 10:04



Madame Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances, avait déclaré, il y a quelques semaines, qu’il faudrait de la rigueur budgétaire et salariale dans la fonction publique : on y est !
Monsieur Woerth, réunissant ce 17 décembre les fédérations de fonctionnaires pour une négociation salariale obtenue grâce au fort mouvement de grève et de manifestations du 20 novembre 2007, a tenté de nous convaincre qu’il était pour le maintien du pouvoir d’achat !!!

Pour cela, si les fonctionnaires acceptent sa proposition, le pouvoir d’achat serait maintenu individuellement en prenant en compte le point d’indice et l’avancement, le tout comparé strictement à l’inflation : cela s’appellerait un « complément financier différentiel » !!!

C’est tout simplement l’intégration du GVT (glissement, vieillesse, technicité) dans le calcul du pouvoir d’achat et donc la remise en cause du principe de base de la Fonction publique : la carrière !
Et ce « différentiel financier » serait versé pour une prise en compte dans le cadre de la retraite additionnelle de la fonction publique ! Restant arc-bouté sur son objectif de réduire le poids budgétaire de l’Etat et de mettre au pas les employeurs publics (hôpital et collectivités territoriales) dans une perspective pluriannuelle de contraintes des finances publiques, le gouvernement saborde la Fonction publique et ses agents :

  • moins d’effectifs (- 35 000 par an à compter de 2009)
  • pas de revalorisation salariale en 2007
  • autofinancement des traitements par les fonctionnaires dès 2008
  • individualisation à outrance des traitements et indemnités
  • non-maintien du pouvoir d’achat des retraités
  • Pouvoir d’achat, retraite, statut, carrière : tout est attaqué par le gouvernement.

L’UIAFP – FO a rappelé fortement lors de cette réunion que :


  • TOUS les fonctionnaires et agents publics doivent bénéficier, au moins, du maintien dupouvoir d’achat par une revalorisation substantielle de la valeur du point d’indice dès le 1er janvier 2008
  • TOUS les fonctionnaires et agents publics doivent pouvoir rattraper les pertes subies tant en 2007 (plus de 2 %) que depuis 2000 (9 %)
  • Le statut et le principe de carrière doivent être préservés et ne peuvent être comptabilisés dans le maintien (ou la progression) du pouvoir d’achat.
D’ici la prochaine réunion, l’UIAFP – FO appelle à la mobilisation, par l’information immédiate de tous : les dangers de mort du statut sont réels. L’UIAFP – FO n’entend pas laisser le gouvernement imposer une rigueur salariale aux fonctionnaires : la riposte doit venir et être à la hauteur de l’enjeu.
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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /2007 11:19
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Chaque année, des problèmes se posent au sein des collectivités, voire des services, concernant l’octroi des congés annuels, voici donc quelques précisions, non exhaustives, évidemment…


1.DUREE NORMALE DU CONGE

Principe :

« Tout fonctionnaire en activité a droit pour une année de services accomplis, à un congé d'une durée égale à 5 fois ses obligations hebdomadaires de service ». Ce principe est étendu aux agents non titulaires et aux agents stagiaires.
La durée du congé annuel se calcule en nombre de jours effectivement ouvrés et non en fonction de la durée hebdomadaire effective du service.

<    CAA Marseille / M. BLANC n° 96MA11322 du 28.12.98
<    Décret 85-1250 du 26.11.85 - art 1

Par jours ouvrés, il faut entendre les jours auxquels les agents sont soumis à des obligations de travail.
Cette règle du décompte en jours ouvrés ou non en durée hebdomadaire effective du service, est en conséquence applicable quel que soit le rythme de travail : elle s'applique aussi bien aux agents travaillant à temps plein, à temps partiel et à temps non complet.

<    Exemples :

–    L'agent, en principe, travaillant à temps plein à raison de 5 jours par semaine, aura droit à 25 jours de congés annuels : 5 x 5 jours ouvrés.
–    L'agent travaillant à temps partiel à raison de 50 % sur 5 jours, aura droit à 25 jours de congés annuels : 5 x 5 jours ouvrés.
–    L'agent travaillant à temps partiel à raison de 80 % sur 4 jours, aura droit à 20 jours de congés annuels : 5 x 4 jours ouvrés.
–    L'agent travaillant à temps plein à raison de 6 jours par semaine, aura droit à 30 jours de congés annuels : 5 x 6 jours ouvrés.


Toutefois, l'agent travaillant à temps partiel ou à temps non complet, décompte ses jours de congés annuels uniquement sur la base de ses obligations hebdomadaires réelles de service.
En conséquence, que l'agent soit à temps plein ou à temps partiel, le dispositif garantit une durée d'absence identique.
De même, cette règle du décompte en jours ouvrés exclut dans le calcul des droits à congés annuels, les éventuelles heures supplémentaires effectuées par les agents au cours d'une semaine.
L'absence de service est limitée à 31 jours consécutifs.
<    Décret 85-1250 du 26.11.85 - art 4

Ainsi, l'agent ne peut s'absenter plus de 31 jours consécutifs, samedis, dimanches, jours fériés et éventuellement les repos compensateurs inclus.

<    TA Strasbourg du 9.9.97 / M. V c/Ministère de l’Intérieur
Cette règle ne s'applique pas quand l'intéressé bénéficie de congés bonifiés.

1.1 -    Cas particulier des agents travaillant à temps partiel annualisé
Le temps partiel annualisé se caractérise par des périodes non travaillées et des périodes travaillées auxquelles s’ajoutent les congés annuels. Ces périodes travaillées pouvant contenir des durées de travail différentes, il convient de déterminer les obligations de travail et les congés annuels sur une base horaire et non en jours.

<    Exemple :
Congés annuels d’un agent travaillant à 80 % dans une collectivité où le travail à temps plein est fixé à 39 heures par semaine : (5 semaines x 39 h) x 0,8 = 156 h de congés annuels.
Pour plus de précision, voir circulaire du CIG « Temps partiel ».

1.2 -    Cas particulier de changements d’obligations hebdomadaires en cours d’année : modification d'autorisation de travail à temps partiel ou alternance du travail à temps partiel et temps plein .La règle, selon laquelle les droits à congés annuels s’élèvent à 5 fois les obligations hebdomadaires de service, vise à garantir une durée d’absence au titre des congés annuels de 5 semaines, indépendamment de la rémunération.
En cas de changement de rythme de travail au cours de l’année de référence, il paraît opportun, pour préserver cette durée d’absence, de procéder à une conversion des droits à congés annuels.


2.LE CALENDRIER DES CONGES ANNUELS

L'autorité territoriale doit définir, après consultation des agents intéressés, un calendrier des congés de l'année afin de prévoir les absences dues aux congés.
<    Décret 85-1250 du 26.11.85 - art 3

Toutefois, aucune disposition ne fixe de date pour l'établissement de ce calendrier ; il peut ainsi être échelonné sur l'année entière. De même, le suivi de ce calendrier ne s'impose pas, les congés annuels pouvant être sollicités en cours d'année.

Pour fixer ce calendrier, l'autorité territoriale doit tenir compte :
<    des fractionnements et des échelonnements imposés pour l'intérêt du service,
<    de la priorité dont bénéficient les agents de famille pour le choix de la période (par exemple par rapport au calendrier scolaire).
Ainsi, l'autorité territoriale ne peut écarter le choix exprimé par un agent ou lui donner l'ordre de prendre ses congés à une date déterminée que pour l'un de ses motifs.
<    CE 116002 du 30.6.97 / M. BOURDIEC
De même, l'autorité territoriale ne peut placer un agent d'office en congé annuel, en l'absence de demande ou de consultation de l'agent.
<    TA Paris du 22.2.90 / Mme CHEVALLIER


3.L’AUTORISATION INDIVIDUELLE

L'autorisation de placer un agent en congé annuel doit être préalable au départ de l'agent. Ainsi si l'agent s'absente sans attendre la décision administrative, il s'expose à une radiation des cadres pour abandon de poste après mise en demeure de reprendre ses fonctions.
<    CAA Paris du 14.11.95 / M. PAYET c/ Commune de Saint-Philippe
Cas particuliers :
Fonctionnaires à temps non complet travaillant dans plusieurs collectivités :
Les fonctionnaires occupant des emplois à temps non complet dans plusieurs collectivités doivent être placés en congés annuels à la même époque, ce qui suppose l'accord des différentes collectivités. En cas de désaccord, la période de congés annuels est déterminée par la collectivité dans laquelle l'agent effectue le plus grand nombre d'heures.

En cas d'égalité du nombre d'heures, la collectivité qui a procédé la première au recrutement est compétente.
<    Décret 91-298 du 20.3.91 - art 12 et 28
Compte tenu du renvoi général des agents non titulaires au dispositif applicable aux fonctionnaires en matière de congés annuels, il paraît logique d'étendre ces règles aux agents non titulaires.
<     Décret 88-145 du 15.2.88 - art
Fonctionnaires mis à disposition :
Les décisions relatives aux congés annuels sont de la compétence de l'administration d'origine en cas de pluralité d’employeurs d’accueil. En revanche, si l’agent est mis à disposition d’une collectivité ou d’un organisme d’accueil, la décision relative aux congés annuels est prise par l’organisme d’accueil après information de l’administration d’origine.
<    Décret 85-1081 du 8.10.85 - art 8

Comme une prolongation de congés, le retour anticipé de l'agent d'une période de congé annuel doit également être soumis à autorisation de l'autorité territoriale.
L'autorisation n'est accordée que si l'agent se trouve en position d'activité ou une position assimilée à de l'activité
Ainsi, l'autorité territoriale ne peut accorder des congés annuels, par exemple en cas d'incarcération pour permettre à un agent d'être rémunéré.
<    CAA Lyon du 7.5.96 / M. MONET

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Dimanche 16 décembre 2007 7 16 /12 /2007 12:11





Lu sur le site de la Confédération


"Nicolas Sarkozy a présenté mercredi un plan de démolition méthodique de la fonction publique étatique, du statut des agents et de leurs missions.




Mercredi, au cours d'un Conseil dit de modernisation des politiques publiques, Nicolas Sarkozy a dévoilé près d’une une centaine de mesures pour «hâter la réforme de l’État», dont le seul objectif est de rentrer dans les clous de la Commission de Bruxelles qui presse la France de réduire sa dette et ses déficits. Consistant pour la plupart à tailler dans le vif des dépenses publiques, ces mesures pourraient affecter sérieusement l'organisation de l'Etat et l’ensemble de ses missions de service public.


«Les administrations publiques dépensent chaque année plus de 1.000 milliards d'euros. (…). Celui qui me dirait que sur ces 1.000 milliards d'euros, on ne peut pas faire d'économies sans porter atteinte au service public, nierait toute idée de progrès», a affirmé le chef de l'Etat, avant d’expliquer, que la réduction des dépenses publiques était nécessaire pour «chercher le point de croissance qui nous manque» ou «maintenir nos systèmes de solidarité». Le président vise 150 milliards d’euros d’économie d’ici 2013, mais, a-t-il promis, il n’y aura «ni rationnement comptable ni austérité budgétaire». On voit mal comment, notamment lorsque l’on entre dans le détail de cette opération «inédite d’allègement» de l'Etat. Laquelle s’appuiera uniquement sur la volonté de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite à partir de 2009.

Des économies sont d’abord envisagées au niveau des structures. La fusion annoncée début octobre de la direction générale des impôts et de la comptabilité publique pour créer une seule administration chargée du calcul et du recouvrement de l'impôt n’a, de fait, qu’anticipé un mouvement plus large. À terme, le nombre d'administrations centrales sera divisé par deux. Au plan local, celui des directions et des délégations régionales de l'Etat passera d’une trentaine à moins d’une dizaine. Les directions départementales de l'équipement (DDE) et les directions départementales de l'agriculture et de la forêt (DDAF) ne formeront à l’avenir plus qu’une seule entité après leur fusion.

La région deviendra alors le «niveau de pilotage des politiques de l'Etat» dans les territoires avec quelques grandes directions régionales contrôlées par des «super préfets» qui auront désormais autorité sur les préfets de département. Le rôle d’un préfet de région se limite aujourd’hui à traiter des questions d'industrie, de recherche, d'environnement, d'équipement ou d'action culturelle. Avec la future organisation, ils récupéreront de fait une grande partie des attributions des préfets de départements qui gèrent les services préfectoraux et celles des ministères qui dirigent les services déconcentrés (Affaires sociales pour les DDASS, l'Agriculture pour les DDAF, la Jeunesse et les Sports pour les DDJS etc.). L’échelon départemental, lui, sera réorganisé autour de cinq ou six missions.

Les collectivités locales seront donc appelées à prendre le relais de l'Etat mais à effectifs et ressources constants. Certaines missions devraient inévitablement disparaître. C’est pourquoi les mesures d’allégement des structures de l’Etat seront accompagnées de mesures de «simplification des procédures» administratives. Le contrôle sur la passation des marchés publics sera ainsi atténué, via en particulier la suppression de «consultations et d’obligations formelles». Les contrôles de légalité, financier ou autre, seront recentrés sur les actes réputés à risques et les consultations préalables à l'édition d'un texte seront limitées lorsqu’elles seront jugées de pure forme. Pour les entreprises, les obligations administratives seront réduites de 25%, La lutte contre la fraude se concentrera avant tout sur le commun des mortels, notamment avec l'automatisation des contrôles des caisses d'allocations familiales qui seront renforcés grâce aux «développement des échanges de données informatiques».

Cette «révolution copernicienne», dixit M. Sarkozy, ne serait pas complète, aux yeux de son promoteur, sans une «réforme de la gestion des ressources humaines». Il est prévu de développer le suivi individualisé des agents ainsi qu’une culture du résultat au sein de l'administration, prélude à une rémunération individualisée et basée sur le mérite. Il est également prévu de rendre possible les mises à disposition de salariés du privé dans l'administration. Quant aux fonctionnaires désirant partir vers le privé, ils se verront proposer une prime de départ.

Pour FO-Fonctionnaires, «c'est une vision libérale ou plutôt américaine de la future Fonction publique souhaitée par le président de la République: "fonctionnaire kleenex, ou spoil-system"» qui «laisse un goût très amer sur l'avenir sur la conception des services publics et des valeurs républicaines, notamment l'égalité de droit des citoyens». Et de prévenir : «la riposte contre une telle vision est indispensable».
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /2007 10:40


P1000432.JPG Dans son édition du 6 au 12  décembre, l'hebdomaddaire POLITIS, sous la plume de  LIEM HOANG-NGOC, Maître de conférences à l'Université de Paris-I, publie un article qui affirme la réalité de la baisse du pouvoir d'achat.

Selon l'auteur, contrairement aux affirmations du MEDEF, la baisse du pouvoir d'achat n'est pas "ressentie" mais belle et bien réelle ! LIEM HOANG-NGOC met en doute les chiffres de l'INSEE, qui ne rendent pas compte de la dégradation réellement subie par la population, notamment en raison des élèments pris en compte dans le panier de la ménagère (PC portable...)

Ainsi, l'article affirme que la répartition des revenus est devenue de plus en plus inégalitaire :

_le revenu des 10% des foyers les plus riches s'est élevée de 32% entre 1998 et 2005,
_le revenu des 90% restants n'augmentait que de 4.6%.
_7.1 millions de personnes survivent avec moins de 817 euros (seuil de pauvreté). 


L'auteur met en place un autre indicateur économique qui lui permet de conclure que le revenu salarial net moyen a stagné entre 1978 et 2000, et qu'il a baissé de 0.5% entre 2000 et 2005.

Le pouvoir d'achat aurait donc bel et bien augmenté pour les cadres et les actionnaires, la consommation des plus riches est d'ailleurs, selon lui, le seul moteur de la croissance.

Les militants FORCE OUVRIERE ne sont donc pas mythomanes...
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /2007 14:29

 

 

Lors de sa séance plénière du mercredi 26 septembre 2007, le Conseil d’Orientation des Retraites examinait l’ « Actualisation des projections à long terme », et, à ce titre envisageait plusieurs hypothèses. Différents organismes rendaient alors un rapport destiné à orienter les débats.

La CNRACL, Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales, à laquelle sont affiliés tous les fonctionnaires territoriaux employés à plus de 28 heures par semaine, a elle aussi remis un rapport, destiné à comparer les chiffres réels aux projections issue de statistiques antérieures.

 

Les comptes financiers :

 

En 2006, 686 596 pensionnés ont reçu 10 609 millions d’euros, alors que 1 881 895 actifs cotisaient, apportant 13 191 millions d’euros dans les caisses de la CNRACL.  Le « solde technique » est donc positif de 2 582 millions d’euros.

 

Les projections faites par la CNRACL dans un précédent rapport remis au COR étaient relativement fiables, les « pronostics » sont fidèles à la réalité. Un détail important diffère néanmoins selon la CNRACL : la masse des cotisations a été inférieure aux projections. Cette erreur de projection n’est pas due aux effectifs, les experts de la CNRACL ayant bien anticipé les recrutements et les départs. L’écart de calcul vient d’une augmentation moins importante que prévue du traitement moyen !

 

Les départs en carrière longue :

 

Le nombre de départs en « carrière longue » a fortement augmenté entre 2005 et 2006, 13.1% des pensionnés partaient en bénéficiant de ce dispositif, en 2006, contre 1.3% en 2005.

 

Ainsi, 886 agents de sexe féminin ont quitté la territoriale en 2006, à un âge moyen de 58.8 ans, avec une pension moyenne de 1058.2 euros. La majeure partie d’entre elles était agent technique ou ATSEM.

 

La décote :

 

2006 est la première année d’application de la mesure de la décote, instituée par la réforme des retraites de 2003. Les nouveaux pensionnés du risque vieillesse qui ne totalisent pas le nombre suffisant de trimestres (tous régimes confondus) au titre de la durée d’assurance, subissent une minoration du montant de leur pension en fonction du nombre de trimestres manquants, de l’année de référence et d’un âge butoir.

 

Sur l’exercice 2006, le nombre de pensions subissant une minoration par la décote représente environ 10% des 47 719 liquidations du risque vieillesse de la CNRACL.  Le montant de ces pensions a, en moyenne, été minoré de 0,51%, ce qui correspond à 4,1 trimestres manquants pour atteindre la durée d’assurance.

 

Notons quand même que 2099 agents environ ont vu leur pension relevée au minimum CNRACL.

 

 

Même si les conclusions du rapport ne tendent pas dans ce sens, il est à notre sens important de noter à quel point le montant du traitement brut influe sur les retraites, et donc qu'il est indispensable d'obtenir une augmentation des traitements, à la fois pour la dignité des agents et pour l’avenir de la CNRACL.


lire l'intégralité du rapport...

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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /2007 10:52
En  2006, un décret  (décret n°2006-1481 du 29 novembre 2006)  instituait la "bonification indemnitaire" au profit de certains fonctionnaires de la Fonction Publique Territoriale.

Ce dispositif attribuait une somme forfaitaire  aux agents qui, depuis  cinq ans au moins,  se trouvaient  "coincés " à l'échelon terminal du grade le plus élevé de leur cadre d'emploi.

Le décret n°2007-1731 du 7 décembre 2007 portant modalités d'attribution de la bonification indemnitaire à certains fonctionnaires et militaires ainsi qu'à certains personnels de la fonction publique hospitalière pour l'année 2007 reconduit la bonification indemnitaire, en l'étendant aux agents  qui se trouvent depuis cinq ans au moins au dernier échelon d'un grade.

Le montant de cette bonification est de :

_ 700 euros pour les agents de catégorie A,
_ 400 euros pour les agents de catégorie B.


"ET LES AGENTS DE CATEGORIE C ? " vous demandez-vous ? Et bien, rien !
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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /2007 09:43










La journée réussie de grève et de manifestations du 20 novembre 2007, ainsi que la pression exercée sur le gouvernement ont obligé le ministre de la Fonction publique, M. Woerth, à annoncer : « On ouvre une période de négociations ! ».
Pour traduire concrètement cette formule, il a proposé une première réunion de négociations salariales le 17 décembre 2007.

Les points proposés et développés par le gouvernement :

  • L’engagement de la négociation salariale sur la base d’un rendez-vous annuel, articulé avec la préparation du budget pour l’année suivante. C’était une revendication portée par FORCE OUVRIÉRE depuis de nombreuses années. Ainsi, au printemps 2008, seront ouvertes les négociations pour les salaires 2009.

  • L’instauration d’un mécanisme garantissant le maintien du pouvoir d’achat pour tous. A ce sujet, la délégation FO a rappelé que la négociation des salaires de la Fonction publique est prévue par le statut (article 8 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires). Par ailleurs, il ne saurait être question, pour FO, de négocier les traitements de la fonction publique sans revalorisation de la valeur uniquedu point d’indice applicable à l’ensemble des trois versants de la fonction publique, carseules des mesures générales sont de nature à garantir le maintien du pouvoir d’achat de tous. Nous avons, du reste, rappelé que la valeur du point d’indice constitue 83,4 % de la rémunération brute des fonctionnaires et agents publics. Par ailleurs, nous avons réaffirmé notre exigence de réponse face au passif : quid de 2007 et des années antérieures ?

Quelques minutes avant l’exposé du ministre sur le dossier salarial qui a confirmé que le point d’indice serait la cheville ouvrière de cette partie, l’INSEE, par son nouveau directeur général, avait établi le bilan suivant :

Sur la période de 2000-2005, l’INSEE démontre la perte subie réelle par les fonctionnaires, annuellement :
Valeur du point d’indice : + 0,9 %
Augmentation des prix : + 1,80 %
Augmentation du salaire net des agents présents en 2000 et 2005 : + 1,3 %

Ces chiffres confirment nos constats et doivent être enfin pris en compte par le gouvernement.


L’engagement de négociations sur la progression du pouvoir d’achat, en intégrant des sujets tels que le travail supplémentaire, la monétarisation de jours de RTT, l’intéressement aux résultats, les promotions internes ou les politiques sociales, etc. : en fait, l’application du programme présidentiel : « Travaillez plus pour gagner plus ».

FORCE OUVRIÈRE est intervenue pour préciser :

Au sujet des heures supplémentaires et des comptes épargne-temps, nous avons exprimé notre demande de sortir ces thèmes du pouvoir d’achat. En effet pour FO, il s’agit de trouver les modalités de rémunérer un travail déjà effectué et de dégager les moyens nécessaires au financement du « travail supplémentaire ». Par nature inégalitaire, car pas accessible à tout le monde et à tous les secteurs d’activité et aussi parce que l’agent n’a pas le choix de travailler plus, il y est contraint, on ne peut inclure ces mesures dans le sujet pouvoir d’achat.
Cependant, ce dossier mérite des réponses adéquates. S’agissant de la majoration du montant des heures supplémentaires, nous vérifierons qu’il s’agit bien d’un alignement sur le privé, ce que nous revendiquons depuis de nombreuses années. Le rachat de jours de RTT a été évoqué par le ministre en distinguant le stock et le flux à compter du 1er janvier 2008.
Enfin, la délégation FO a exprimé sa totale opposition à toute notion d’intéressement aux résultats applicable à la fonction publique. C’est contraire à l’esprit et à la lettre de ce que doit être la Fonction publique.

En guise de conclusion :

FORCE OUVRIÈRE a pris acte des propositions du gouvernement.
Nous sommes satisfaits de l’ouverture de négociations dès le mois de décembre, conformément à nos exigences faites par la grève, le 20 novembre 2007, et qui démontre une nouvelle fois l’utilité de la détermination et du rapport de force : cela nous permettra également d’exiger une revalorisation du point d’indice, dès le 1er janvier 2008, sans oublier l’année 2007 qui, pour FO, est toujours une année blanche.
L’UIAFP – FO portera les exigences de ses mandants qui font du pouvoir d’achat la priorité de leurs préoccupations, sans oublier l’emploi public qui est au coeur des conditions de travail et du service public.
Sans préjuger du résultat de la négociation, nous avons clairement exprimé à nos interlocuteurs qu’en absence de prise en compte des revendications, les fonctionnaires et agents publics n’hésiteraient pas à recourir à l’action pour se faire entendre.

Premier rendez-vous : le 17 décembre 2007
                                                                                                                                Fait à PARIS, le 5 décembre 2007
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Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /2007 11:16



Bruno, Doriane, Fred, Franck, Marc et Patrick forment le bureau du syndicat des territoriaux de Mazingarbe, ils répondent aux questions de territorialFOdu62.

 

  1. Vous êtes un syndicat récent, pourquoi avoir créé une organisation FO des personnels territoriaux de Mazingarbe ?

 

Nous avons créé le syndicat le 16 octobre 2006, on est donc un « jeune » syndicat. C’est d’abord le manque d’information sur le statut de la Fonction Publique au sein même de notre collectivité qui a incité certains agents à aller se renseigner. Les militants du Groupement Départemental FO sont intervenus à la fois pour organiser des réunions d’information (HMI), mais également pour accompagner des collègues dans des démarches individuelles (notamment en aidant à la rédaction de dossiers pour le tribunal administratif  afin d’obtenir la NBI).

Certains d’entre nous ont pris conscience qu’en se groupant au sein d’un syndicat, on pouvait changer les choses.

 

  1. Quels sont les principaux objectifs de votre syndicat ?

 

De manière générale, bien sur , défendre nos acquis sociaux. Cela passe avant tout par la reconnaissance des droits des fonctionnaires territoriaux par l’administration. Nous revendiquons une revalorisation du régime indemnitaire au niveau local, ce qui appuie la revendication nationale d’augmentation du pouvoir d’achat. Nous cherchons à négocier l’intégration des personnels en emploi précaire, sur des postes de fonctionnaires, car les besoins existent… c’est une question de justice sociale !

 

  1. Jusqu’à présent , qu’avez-vous obtenu ?

 

Très rapidement après la création de l’organisation syndicale, nous nous sommes aperçu que le contact avec l’autorité territoriale (Monsieur le Maire) serait difficile, avec lui, qui pourtant avait un temps regretté l’absence de syndicat dans son personnel.

Néanmoins, nous avons obtenu une représentation au sein du CTP, qui ne s’était pas réuni depuis 2002, 3 d’entre nous siègent sur 4 représentants du personnel. Notre syndicat a obtenu le respect du droit syndical, nous avons donc un local équipé, des panneaux d’affichage dans tous les services, des heures de décharge syndicale proportionnelle à notre représentativité, et des moyens matériel en terme de reprographie pour nos tracts et affiches.

 

 

  1. Quelle est votre revendication prioritaire ?

 

LA revendication prioritaire que nous voulons faire aboutir est la « résorption de l’emploi précaire ».

A Mazingarbe, sur 117 emplois permanents, 93 sont occupés par des agents titulaires et 24 le sont par des non titulaires, certains sont dans cette situation depuis plus de 20 ans.

Nous avons essayé de recenser nominativement toutes les personnes concernées, en les invitant à notre permanence hebdomadaire mais très peu y sont venues et ont fait part de leur sentiment de peur vis à vis de l’autorité, du chef de service, du responsable du personnel (peur de la perte d’emploi, du changement de poste des diminution d’horaires…)

Nous avons sollicité un rendez-vous avec le Maire afin de discuter de ce problème mais depuis septembre, nous sommes toujours en attente.

Aujourd’hui, avec les collègues précaires qui sont venus nous rencontrer, nous avons élaboré un tract d’information (voir le tract des territoriaux de Mazingarbe) qui exprime clairement les différences entre agents titulaires et non titulaires, au regard du déroulement de carrière  et du salaire notamment. Nous allons diffuser ce tract auprès des agents et exiger qu’une négociation s’ouvre avec la collectivité au sujet de la précarité.

 

  1. Du dépit ?

 

Au titre des déceptions, il faut bien dire que nous avons eu une de taille début 2007. La création d’une organisation Force Ouvrière à Mazingarbe à dû créer des vocations, car nous partageons désormais notre local syndical avec la CFDT. Mais on ne s’en rend pas compte, ils sont absents.

 

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Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /2007 11:24

 


LE BUZZ DU MOMENT
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Samedi 1 décembre 2007 6 01 /12 /2007 10:45
Editorial de Bernard Devy, Secrétaire confédéral
> LA RETRAITE DANS L'ACTUALITÉ
Actualité Retraite n°45

j0336858.gif Les tentatives du gouvernement à vouloir réformer les régimes spéciaux ne sont pas récentes, rappelons-nous 1995. Cette fois, après les promesses du candidat Nicolas Sarkozy, nous sommes rentrés dans un processus dont on ne peut s’empêcher de faire le lien avec les rendez-vous de 2008 qui semblent vouloir s’accélérer.

Le gouvernement a pris conscience qu’il lui serait difficile d’exiger un passage à 41 ans à partir de 2009 pour les salariés du secteur privé comme du public s’il n’a pas auparavant réglé le problème relevant des régimes spéciaux. Peu importe si cette réforme doit, dans l’immédiat, se traduire par des coûts supplémentaires pour les entreprises concernées et par des tensions entre les salariés en place et ceux qui, à l’avenir, seraient contraints d’effectuer des années d’activité en plus, pour une retraite qui ne sera jamais l’équivalent d’aujourd’hui.

Le gouvernement aurait tort de sous estimer l’impact du mouvement actuel et ses conséquences sur l’examen des suites de la loi de 2003 sur les retraites. Plusieurs étapes sont prévues ; le 29 octobre dernier, la commission de garanties des retraites, chargée par la loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites, de veiller à l’évolution des durées d’assurances et de services, rendue nécessaire par l’allongement de l’espérance de vie, a donné un avis favorable à cette évolution à partir de 2009 pour atteindre 41 ans en 2012 à raison d’un trimestre par an. Le coup d’envoi est donné, la deuxième étape est intervenue le 22 novembre avec la publication du rapport du COR. Nous entrerons alors dans la phase active de consultation et de concertation avec les partenaires sociaux, sans oublier le passage probable au Parlement qui ne devrait pas révéler de grandes surprises, mais l’avis de la Commission de garantie des retraites ignore complètement la réalité économique de notre pays et de la situation de l’emploi.

Le gouvernement ayant fait le choix d’augmenter la durée de cotisation, nous allons inévitablement vers une baisse programmée du niveau des pensions. Actuellement les 2/3 des salariés ne sont plus dans l’emploi au moment de faire valider leurs droits à retraite, or l’allongement de la durée de cotisation ne peut contribuer qu’à liquider des pensions dont la décote prendra sa pleine mesure au détriment des salariés les plus précaires. Et ce n’est pas fini, les 42 ans sont déjà programmés à l’horizon 2020. La priorité affichée par le gouvernement est-elle de gommer les inégalités ou de les aggraver ?

La Confédération Force Ouvrière ne restera pas inactive. Le rendez-vous de 2008 ne doit pas être apprécié comme une simple clause de revoyure. Nous exigeons un véritable examen de nos revendications en matière de retraite et nous aurons l’occasion de le rappeler dans les prochaines semaines.
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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /2007 11:16

Siège du Groupement Départemental des territoriaux Force Ouvrière du Pas de Calais

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Mots-clefs : vie pratique, region, commune, syndicat, force ouvriere, fo, fonction publique territoriale, fpt, conditions de travail, hygiene et securite, pas de calais, communaux, departement, fonctionnaire, cae, militantisme

Les militants du Groupement Départemental des Territoriaux Force Ouvrière du Pas de Calais accueillent et conseillent les agents titulaires ou non-titulaires de la Fonction Publique Territoriale (FPT), qu'ils exercent leurs missions dans une commune, une communauté d'agglomération, le Département ou la Région. (Du lundi au vendredi, avec ou sans rendez-vous, contactez-nous au 03.21.72.98.32 ou in.fo-gd62@wanadoo.fr
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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /2007 10:09

d--prim---e--light-copy.jpg En France, les psychotropes représentent la classe de médicaments la plus prescrite, après ceux contre l’hypertension. Une tendance qui semble aller de pair avec la hausse des pathologies psychologiques. Dans les collectivités, la prévention est insuffisante et focalisée sur l’alcoolisme.
«Nous sommes de plus en plus souvent confrontés à des mal-être. » Le docteur Elisabeth Perrin-Castro, médecin du travail à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), n’est pas la seule à faire ce constat. Pression accrue, stress, précarité croissante : dans un environnement économique et social qui se dégrade, les pathologies psychologiques se multiplient, dans les collectivités locales comme ailleurs. Et, avec elles, les traitements par des psychotropes (lire l’encadré ci-contre).

Effets secondaires indésirables. En France, la consommation de ces médicaments est très élevée et concernerait environ 14 % des hommes et 25 % des femmes (selon le baromètre « Santé 2000 » établi par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé). En 2002, l’assurance maladie a remboursé plus de 150 millions de boîtes d’anxiolytiques, d’antidépresseurs, d’hypnotiques et de neuroleptiques aux assurés du régime général. Régulièrement, la communauté sanitaire s’inquiète de la prescription et de l’utilisation abusives de ces médicaments, qui induisent parfois des effets secondaires indésirables et handicapants dans la vie professionnelle : une somnolence, des troubles de la mémoire, du mouvement, du sommeil, du compor¬tement et, surtout, une accoutumance.
Ainsi, Jean-Michel Maurel, médecin conseil à Dexia-Sofcap, note que 80 % des agents territoriaux en arrêt de maladie pour pathologie lombaire sont sous anxiolytiques. Et bien qu’aucune donnée statistique ne puisse confirmer un lien de cause à effet, en même temps que le nombre de syndromes dépressifs augmente, le taux d’absentéisme s’envole dans la fonction publique territoriale : en cinq ans, il a bondi de 30 %, passant de plus de 6 % en 1998 à près de 8 % en 2002.

Fragilisation des agents. A Rennes (Ille-et-Vilaine), comme dans la majorité des villes, on s’inquiète de cette poussée. Valérie David, directrice des ressources humaines (DRH), y voit le résultat conjugué du vieillissement de la population territoriale et d’une charge mentale plus forte : « La pression induite par l’arrivée des nouvelles technologies, l’accélération du rythme du travail et l’agressivité du public ont fragilisé les personnes. Elles basculent plus vite dans un état dépressif. » La collectivité enregistre d’ailleurs une hausse des pathologies mentales. « Tout aussi préoccupant : 15 % de nos agents sont en restriction d’aptitude (*). Un pourcentage également en augmentation », relève la DRH.
Au service de la médecine préventive et professionnelle du conseil général de Seine-Saint-Denis, l’augmentation des troubles psychologiques et somatiques (troubles digestifs ou lombaires, palpitations) a motivé, en novembre 2004, le lancement d’une étude auprès de tous les agents. « Jusqu’en février, le service procède à un état des lieux sur ces troubles pour analyser leur corrélation avec l’organisation et les conditions de travail, ainsi que leur retentissement sur la santé et la prise de médicaments », explique le docteur Alain Hagège. En fonction des résultats, le service proposera à l’autorité territoriale d’engager des actions préventives.
Selon le docteur Jean-Yves Massimelli, directeur adjoint du centre de gestion des Bouches-du-Rhône, le malaise relève, dans la majorité des cas, d’un problème de gestion des ressources humaines. « Une grande part de l’absentéisme en maladie ordinaire pourrait être réduite si les conditions de travail étaient ajustées. De nombreuses personnes dépressives prenant des psychotropes sous forme de médicaments, d’alcool ou de drogues, invoquent un manque de motivation et d’inadéquation dans le travail. »

Pour anticiper les troubles du comportement liés à des syndromes dépressifs, ainsi que l’absentéisme qui en découle, l’information et la sensibilisation des agents sont à la base de toute action préventive. « Mais, constate Jean-Yves Massimelli, les élus locaux se focalisent sur l’alcool, phénomène le plus prégnant. Or il existe d’autres psychotropes moins visibles, dont certains, illicites, altèrent les capacités d’adaptation psychomotrices des individus. Nous rappelons sans cesse qu’il faut parler de toutes les substances psychoactives. » D’autant que la pluri-intoxication n’est pas rare et que les interactions entre différents psychotropes (médicaments et alcool, par exemple) peuvent en aggraver les effets secondaires. Complémentaires de l’information, les formations à la gestion du stress sont un moyen d’aider les agents les plus exposés à surmonter leur mal-être.

Mais la collectivité doit aussi s’occuper des agents absents et veiller à ne pas rompre le lien avec ceux qui sont en arrêt de maladie, surtout s’ils sont enclins au pessimisme.

Pour préparer leur retour à l’emploi, la visite de préreprise, prévue par l’article R. 241-51 du Code du travail, est un outil capital, largement sous-utilisé, voire méconnu. Or c’est seulement à sa demande ou à celle de son médecin traitant que le salarié peut en bénéficier. D’où la nécessité d’informer les agents de l’existence de cette consul¬tation et de promouvoir son utilité dans le livret d’accueil, le règlement intérieur et le journal interne. « Une note d’information peut aussi accompagner le bulletin de salaire de l’agent arrêté », suggère Jean-Yves Massimelli. Autant de signes qui montrent aux absents que la collectivité est à leur écoute et prépare les conditions de leur retour. « Bien souvent, rien n’est prêt et l’arrêt de travail se prolonge, alors que l’agent serait apte à reprendre le travail », déplore Jean-Yves Massimelli. La visite de reprise elle-même, parfois considérée comme une formalité, a souvent lieu a posteriori et non dès le retour de l’agent.
Pourtant, ces deux consultations peuvent être l’occasion de prévoir un aménagement de poste ou d’horaires de travail, voire de proposer un accompagnement psychosocial. « Mais le sous-dimensionnement du système de prévention des risques professionnels dans le secteur public permet rarement cette réactivité », souligne Jean-Yves Massimelli. Dans un contexte où la souffrance au travail se manifeste de plus en plus et où l’absentéisme grimpe en flèche, cette réactivité devrait devenir une priorité.


 

     4 grandes familles de psychotropes     
          
       
     Une substance dite « psychotrope » est susceptible de modifier l’activité psychologique et mentale. On les classe en quatre catégories. Les hypnotiques, inhibiteurs de l’éveil et de la vigilance, sont prescrits en cas de troubles du sommeil. En traitement prolongé, ils peuvent générer une dépendance. Les anxiolytiques combattent l’anxiété et le stress en suscitant un état de relâchement général des muscles. Ils entraînent une somnolence qui les rend incompatibles avec la conduite d’un véhicule et peuvent induire une dépendance en traitement prolongé. Les antidépresseurs stimulent l’humeur et l’état affectif des sujets dépressifs. Certains d’entre eux entraînent une accoutumance. Les neuroleptiques traitent les psychoses (schizophrénie, états délirants ou épisodes maniaques…). Sédatifs, ils provoquent une inhibition psychomotrice et des effets indésirables, tels que somnolence, mouvements incontrôlés, hypotension artérielle.     
 

 

     « Il n’y a pas de visibilité sur la prise de médicaments psychotropes »     
          
       
     Jean-Paul Jeannin, alcoologue et addictologue, fondateur du cabinet Arcom (*)« De nombreux travaux scientifiques ont montré la corrélation entre la souffrance au travail et les pathologies du comportement. Et il est évident que les salariés trouvent dans la consommation de substances psychotropes – alcool, drogues et médicaments – une réponse à leurs difficultés de vie. Or les médicaments psychotropes sont prescrits pour une souffrance réelle, ils ne sont donc pas interdits ; ensuite, leur utilisation est incontrôlable alors que les doses prescrites ne sont pas toujours respectées. Par ailleurs, la prise conjointe d’autres substances psychoactives peut avoir des effets catastrophiques sur la santé et la sécurité de l’individu. Les médecins du travail et les acteurs de la prévention n’ont donc pas sur les médicaments ou sur le cannabis la même visibilité que sur l’alcool. Mais, quel que soit le produit, le fond du problème est ce qui pousse les salariés à recourir aux psychotropes. Une anecdote : récemment, une entreprise d’industrie chimique a décidé, avec l’accord des salariés, d’interdire l’alcool au restaurant de l’entreprise et lors des “pots”. Au bout de six mois, le médecin du travail a observé une augmentation de 50 % de la prise de médicaments psychotropes. Conclusion : l’entreprise avait traité le problème de l’alcool, mais pas sa cause, le stress. Pour traiter cette problématique, l’entreprise ou la collectivité doit, en collaboration avec les organisations syndicales, définir sa politique en la matière sur trois axes : la prévention, le soutien individualisé aux personnes en difficulté et le management. »     
 

 (*) Prononcée par le médecin du travail après examen médical, la restriction d’aptitude concerne les agents inaptes à remplir en totalité les actes de travail au poste pour lequel ils ont été embauchés. Elle peut être provisoire et est réversible.

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Vendredi 23 novembre 2007 5 23 /11 /2007 14:01
Communiqué des organisations syndicales
de la Fonction publique
 
 
 
20 novembre 2007 : un succès indéniable 
Le gouvernement doit ouvrir de réelles négociations
 
 
 

La journée de grève et de manifestations, à l’initiative des 8 organisations syndicales de la Fonction publique, a été d’une grande ampleur et un indéniable succès.

 

Le gouvernement et les pouvoirs publics doivent entendre ce qui est notamment exigé :

 

*      Pour le rattrapage des pertes de pouvoir d'achat (actifs et retraités) et l'ouverture immédiate de négociations salariales.

*      Pour un emploi public statutaire basé sur les besoins réels en matière de services publics.

*      Pour préserver et améliorer le statut de la fonction publique et l'indépendance des personnels.

*      Pour un service public de qualité et de proximité répondant encore mieux aux besoins de toute la population.

 
Le gouvernement ne doit pas tergiverser !
 
NOUS EXIGEONS UNE REPONSE AVANT LE 30 NOVEMBRE 2007
 
 

Les 8 organisations syndicales réitèrent leur exigence d’une négociation immédiate sur ces revendications : elles demandent en conséquence une première séance de négociation avant le 30 novembre.

 

Si le gouvernement ne donne pas de réponse favorable, les 8 organisations syndicales décideront d’amplifier la mobilisation par une nouvelle action commune dès le début décembre 2007.

 
 
 
 
 
Paris, le 21 novembre 2007
 
 
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Lundi 19 novembre 2007 1 19 /11 /2007 10:18

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Le XXVème Congrès  Fédéral  des personnels FO des Services Publics et des Services de Santé s'est tenu à Marseille au début de ce mois. Les orientations qui seront les notres pour les 3 prochaines années sont définies, et le bureau national a été élu, avec un mandat clair : défendre le statut de fonctionnaire territorial demeure la priorité.

    Lors des séances de travaux consacrés à la "branche territoriale", Alain, porteur du mandat du Syndicat des territoriaux de Béthune, a fait une déclaration très remarquée sur le thème de la précarité. Cette déclaration a inspiré une résolution du Congrès.



lire la déclaration des territoriaux de Béthune...
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