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Lors de sa séance plénière du mercredi 26 septembre 2007, le Conseil d’Orientation des Retraites examinait l’ « Actualisation des projections à long terme », et, à ce titre envisageait plusieurs hypothèses. Différents organismes rendaient alors un rapport destiné à orienter les débats.
La CNRACL, Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales, à laquelle sont affiliés tous les fonctionnaires territoriaux employés à plus de 28 heures par semaine, a elle aussi remis un rapport, destiné à comparer les chiffres réels aux projections issue de statistiques antérieures.
Les comptes financiers :
En 2006, 686 596 pensionnés ont reçu 10 609 millions d’euros, alors que 1 881 895 actifs cotisaient, apportant 13 191 millions d’euros dans les caisses de la CNRACL. Le « solde technique » est donc positif de 2 582 millions d’euros.
Les projections faites par la CNRACL dans un précédent rapport remis au COR étaient relativement fiables, les « pronostics » sont fidèles à la réalité. Un détail important diffère néanmoins selon la CNRACL : la masse des cotisations a été inférieure aux projections. Cette erreur de projection n’est pas due aux effectifs, les experts de la CNRACL ayant bien anticipé les recrutements et les départs. L’écart de calcul vient d’une augmentation moins importante que prévue du traitement moyen !
Les départs en carrière longue :
Le nombre de départs en « carrière longue » a fortement augmenté entre 2005 et 2006, 13.1% des pensionnés partaient en bénéficiant de ce dispositif, en 2006, contre 1.3% en 2005.
Ainsi, 886 agents de sexe féminin ont quitté la territoriale en 2006, à un âge moyen de 58.8 ans, avec une pension moyenne de 1058.2 euros. La majeure partie d’entre elles était agent technique ou ATSEM.
La décote :
2006 est la première année d’application de la mesure de la décote, instituée par la réforme des retraites de 2003. Les nouveaux pensionnés du risque vieillesse qui ne totalisent pas le nombre suffisant de trimestres (tous régimes confondus) au titre de la durée d’assurance, subissent une minoration du montant de leur pension en fonction du nombre de trimestres manquants, de l’année de référence et d’un âge butoir.
Sur l’exercice 2006, le nombre de pensions subissant une minoration par la décote représente environ 10% des 47 719 liquidations du risque vieillesse de la CNRACL. Le montant de ces pensions a, en moyenne, été minoré de 0,51%, ce qui correspond à 4,1 trimestres manquants pour atteindre la durée d’assurance.
Notons quand même que 2099 agents environ ont vu leur pension relevée au minimum CNRACL.
Même si les conclusions du rapport ne tendent pas dans ce sens, il est à notre sens important de noter à quel point le montant du traitement brut influe sur les retraites, et donc
qu'il est indispensable d'obtenir une augmentation des traitements, à la fois pour la dignité des agents et pour l’avenir de la CNRACL.
lire l'intégralité du rapport...
Nous avons créé le syndicat le 16 octobre 2006, on est donc un « jeune » syndicat. C’est d’abord le manque d’information sur le statut de la Fonction Publique au sein même de notre collectivité qui a incité certains agents à aller se renseigner. Les militants du Groupement Départemental FO sont intervenus à la fois pour organiser des réunions d’information (HMI), mais également pour accompagner des collègues dans des démarches individuelles (notamment en aidant à la rédaction de dossiers pour le tribunal administratif afin d’obtenir la NBI).
Certains d’entre nous ont pris conscience qu’en se groupant au sein d’un syndicat, on pouvait changer les choses.
De manière générale, bien sur , défendre nos acquis sociaux. Cela passe avant tout par la reconnaissance des droits des fonctionnaires territoriaux par l’administration. Nous revendiquons une revalorisation du régime indemnitaire au niveau local, ce qui appuie la revendication nationale d’augmentation du pouvoir d’achat. Nous cherchons à négocier l’intégration des personnels en emploi précaire, sur des postes de fonctionnaires, car les besoins existent… c’est une question de justice sociale !
Très rapidement après la création de l’organisation syndicale, nous nous sommes aperçu que le contact avec l’autorité territoriale (Monsieur le Maire) serait difficile, avec lui, qui pourtant avait un temps regretté l’absence de syndicat dans son personnel.
Néanmoins, nous avons obtenu une représentation au sein du CTP, qui ne s’était pas réuni depuis 2002, 3 d’entre nous siègent sur 4 représentants du personnel. Notre syndicat a obtenu le respect du droit syndical, nous avons donc un local équipé, des panneaux d’affichage dans tous les services, des heures de décharge syndicale proportionnelle à notre représentativité, et des moyens matériel en terme de reprographie pour nos tracts et affiches.
LA revendication prioritaire que nous voulons faire aboutir est la « résorption de l’emploi précaire ».
A Mazingarbe, sur 117 emplois permanents, 93 sont occupés par des agents titulaires et 24 le sont par des non titulaires, certains sont dans cette situation depuis plus de 20 ans.
Nous avons essayé de recenser nominativement toutes les personnes concernées, en les invitant à notre permanence hebdomadaire mais très peu y sont venues et ont fait part de leur sentiment de peur vis à vis de l’autorité, du chef de service, du responsable du personnel (peur de la perte d’emploi, du changement de poste des diminution d’horaires…)
Nous avons sollicité un rendez-vous avec le Maire afin de discuter de ce problème mais depuis septembre, nous sommes toujours en attente.
Aujourd’hui, avec les collègues précaires qui sont venus nous rencontrer, nous avons élaboré un tract d’information (voir le tract des territoriaux de Mazingarbe) qui exprime clairement les différences entre agents titulaires et non titulaires, au regard du déroulement de carrière et du salaire notamment. Nous allons diffuser ce tract auprès des agents et exiger qu’une négociation s’ouvre avec la collectivité au sujet de la précarité.
Au titre des déceptions, il faut bien dire que nous avons eu une de taille début 2007. La création d’une organisation Force Ouvrière à Mazingarbe à dû créer des vocations, car nous partageons désormais notre local syndical avec la CFDT. Mais on ne s’en rend pas compte, ils sont absents.
Les tentatives du gouvernement à
vouloir réformer les régimes spéciaux ne sont pas récentes, rappelons-nous 1995. Cette fois, après les promesses du candidat Nicolas Sarkozy, nous sommes rentrés dans un processus dont on ne peut
s’empêcher de faire le lien avec les rendez-vous de 2008 qui semblent vouloir s’accélérer.
Mots-clefs : vie pratique, region, commune, syndicat, force ouvriere, fo, fonction publique territoriale, fpt, conditions de travail, hygiene et securite, pas de calais, communaux, departement, fonctionnaire, cae, militantisme
En France, les psychotropes représentent la classe de médicaments la plus prescrite, après ceux contre l’hypertension. Une tendance qui semble aller de pair avec la
hausse des pathologies psychologiques. Dans les collectivités, la prévention est insuffisante et focalisée sur l’alcoolisme.
La journée de grève et de manifestations, à l’initiative des 8 organisations syndicales de la Fonction publique, a été d’une grande ampleur et un indéniable succès.
Le gouvernement et les pouvoirs publics doivent entendre ce qui est notamment exigé :
Pour le rattrapage des pertes de pouvoir d'achat (actifs et retraités) et l'ouverture immédiate de négociations salariales.
Pour un emploi public statutaire basé sur les besoins réels en matière de services publics.
Pour préserver et améliorer le statut de la fonction publique et l'indépendance des personnels.
Pour un service public de qualité et de proximité répondant encore mieux aux besoins de toute la population.
Les 8 organisations syndicales réitèrent leur exigence d’une négociation immédiate sur ces revendications : elles demandent en conséquence une première séance de négociation avant le 30 novembre.
Si le gouvernement ne donne pas de réponse favorable, les 8 organisations syndicales décideront d’amplifier la mobilisation par une nouvelle action commune dès le début décembre 2007.