FO défend les retraites !

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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 11:04
François FILLON, Porte parole du Ministre du Budget, et accessoirement Premier Ministre, a fait un déplacement en Haute-Loire, la semaine dernière, pour promouvoir l’emploi des jeunes. À la clef 30 000 « contrats passerelles » à destination des collectivités territoriales et 50 000 « contrats accompagnement formation ». Bien !

Dans un élan d’optimisme, François Fillon fait confiance au dynamisme et au savoir faire des collectivités territoriales pour servir de « pouponnières » (sic) et intégrer ensuite ces jeunes dans le monde du travail « productif » comme si, d’ailleurs, les fonctionnaires territoriaux n’étaient pas productifs !

Les fonctionnaires territoriaux sont productifs !

Mais sa confiance est limitée. Il s’est très vite repris pour stigmatiser les élus locaux et leur responsabilité dans l’aggravation des déficits publics par le biais de l’accroissement des effectifs et l’endettement des collectivités. Des propos que dénonce « FO Services Publics ».

François Fillon a une mémoire sélective : les transferts de compétences qui s’égrènent depuis 1984, à l’initiative de l’Etat ont généré des recrutements, des charges directes et indirectes dont les coûts sont loin d’être couverts par les transferts financiers promis.

Lui-même en tant que Président de la communauté de commune de Sablé-sur-Sarthe devrait le savoir mieux que quiconque : le budget de sa collectivité augmente de 835 000 euros en 2009 pour assurer de nouvelles compétences, une grande partie étant affectée aux frais de personnels qui s’élèvent à 5 296 000 euros en raison notamment des transferts de personnels.

Supprimer le poste de Premier Ministre ?

S’étonner que les effectifs publics territoriaux augmentent alors que ceux de l’Etat diminuent est une pirouette politique pour dissimuler l’incapacité de l’Etat à gérer ses propres effectifs et à mettre en place une véritable politique de ressources humaines dans ses services.
FO « Services Publics - Santé» rappelle que les mouvements d’effectifs de la fonction publique territoriale sont la conséquence logique des décisions politiques prises depuis 25 ans, et non une preuve de laxisme des collectivités territoriales. Il rappelle aussi que les agents publics participent activement au soutien de l’économie nationale par leur consommation …

En revanche, au regard de l’activisme du Président de la République, de l’absence de travail « productif » pour François FILLON et du mépris affiché à l’égard des collectivités, de leurs fonctionnaires et de leurs élus, FO « Services Publics- Santé » préconise la suppression du poste de Premier Ministre et de ses services. Voilà de quoi réaliser de vraies économies ! Qu’en pense François FILLON ?
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 15:17
La Poste
GRÈVE CONTRE LA PRIVATISATION DU SERVICE PUBLIC

L’ensemble des postiers sont appelés à se mobiliser par syndicats pour s’opposer au projet de changement de statut de l’entreprise en société anonyme. Pour FO, «l’État n’a pas à devenir un simple actionnaire de La Poste mais doit rester son unique propriétaire.

Grève nationale à la Poste ce mardi contre le changement de statut de groupe public en société anonyme… synonyme de privatisation. La quasi-totalité des syndicats (FO, CFDT, CFTC, CGT et SUD) appellent les postiers à cesser le travail et à manifester dans toute la France pour exiger le retrait du projet de loi du gouvernement devant être examiné en octobre au Sénat. Faisant de La Poste une société anonyme à capitaux publics, ce projet réclamé par le P-DG de l’entreprise, Jean-Paul Bailly, doit permettre, selon ses promoteurs, une augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros destinée à «moderniser» et à «adapter» les «activités postales à l'ouverture totale à la concurrence au 1er janvier 2011». Le texte prévoit que son capital est détenu par l'État ou d'autres personnes morales appartenant au secteur public, à l'exception de la part du capital pouvant être détenue au titre de l'actionnariat des personnels. Contrairement aux dires du gouvernement, rien ne garantira que des capitaux privés n'entreront pas, un moment ou un autre, dans le capital de La Poste, à l’instar de France Télécom ou de GDF, explique Jacques Dumans (FO). Selon le projet de loi, ses «statuts initiaux» pourront être «modifiés ensuite dans les conditions prévues pour les sociétés anonymes». La Poste deviendra ainsi «un groupe public qui remplit des missions d'intérêt général», à savoir un «service universel postal» une «contribution à l'aménagement du territoire à travers ses points de contact», une «accessibilité bancaire, à travers le livret A» et le «transport et la distribution de la presse». Quid donc de la notion de service public, qui faisait jusque-là référence dans le droit français avec des bureaux de poste transformés en «points de contact»? Dès lors, «La Poste ne serait plus ce vecteur d'aménagement du territoire et prestataire de lien social», prédit FO, pour qui, «l’État n’a pas à devenir un simple actionnaire de La Poste mais doit rester son unique propriétaire».

 Ayant réalisé un bénéfice d’environ 2 milliards d'euros en 2008, La Poste est en effet très rentable, qui plus est; avec ses activités bancaires (Banque postale) échappant à la crise des «subprime». Alors, forcément, elle aiguise les appétits. Le changement de statut d’une entreprise publique, s’insurge Jacques Dumans, «a toujours été le prélude à l’ouverture du capital puis à sa privatisation dans une démarche de rentabilité à outrance qui s’accompagne toujours d’une abomination des conditions de travail, comme on l’a vu chez France Télécom, en raison des diktats des marchés». Faisant référence aux suicides ayant endeuillé récemment les personnels de France Télécom, devenue en une décennie une entreprise comme une autre, il «fustige cette idéologie où les salariés et le renoncement au service public sont des variables d’ajustement des primes aux actionnaires». Une telle perspective effraie également les usagers et bon nombre d’élus locaux mobilisés ces derniers mois aux côtés des postiers pour la préservation du service public, ajoute-t-il.

Par ailleurs, l’appel à la grève illimitée lancé lundi par FO CFTC CGT et SUD, pour protester contre les sous-effectifs dans les 185 bureaux de poste parisiens a été suivi par 17% à 40% des guichetiers, selon les estimations de la direction et des syndicats.

source : le site de la Confédération CGT-FO
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /2009 09:54
Bruxelles, le 16 septembre 2009.


Suite à la réélection de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européens, la Confédération européenne des syndicats (CES) demande un engagement clair et des garanties au nouveau Président sur les questions sociales. En une période d’insécurité sociale qui devrait perdurer au moins jusqu’en 2010, les garanties sociales sont plus que jamais nécessaires.

 


Dans son discours du 15 septembre devant le Parlement européen, M. Barroso a dit vouloir faire plus dans le domaine social et être attaché aux droits fondamentaux. Le nouveau Président de la Commission a déclaré vouloir s’engager sur une nouvelle réglementation s’agissant de la directive sur le détachement des travailleurs, voire à une révision si cela était nécessaire.

Suite à ces déclarations, la CES demande un engagement clair et réel sur l’Europe sociale, notamment sur la révision de la directive détachement des travailleurs. De même, les syndicats européens demandent qu’une clause de progrès social soit annexée au prochain traité afin de garantir les droits fondamentaux des citoyens européens et l’égalité de traitement.

Malgré certains indicateurs de reprise économique, la crise économique et sociale est loin d’être finie. Les chiffres du chômage de l’UE devraient augmenter pour atteindre 12 % de la population active fin 2010. Des efforts sans relâche devront être faits pour faire face au chômage galopant et à ses conséquences sociales.

La CES rappelle au nouveau Président de la Commission européenne, les revendications contenues dans la Déclaration de Paris, adoptées par les leaders syndicaux européens en juin dernier. Les syndicats européens demandent que la Commission s’engage pour garantir:

- Des emplois plus nombreux et de meilleure qualité par le biais d’investissements dans un vaste plan européen de relance,

- Des systèmes de protection sociale plus forts afin d’assurer plus de sécurité et d’éviter l’exclusion sociale,

- De meilleurs salaires via le renforcement des négociations collectives,

- La solidarité européenne pour contrer les excès du capitalisme financier.


 


La Confédération européenne des syndicats (CES) parle d’une seule voix au nom des intérêts communs des travailleurs au niveau européen. Fondée en 1973, elle représente aujourd’hui 82 organisations syndicales dans 36 pays européens ainsi que 12 fédérations sectorielles.

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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /2009 08:42
Le ministère de la Fonction publique veut autoriser les médecins de l'assurance-maladie à effectuer des visites de contrôle chez les fonctionnaires en arrêt de travail, ont annoncé Les Echos du 14 septembre.

A Bercy, le cabinet d’Eric Woerth a confirmé que le sujet était "en cours d'expertise par la direction générale de la fonction publique (DGAFP)". Selon le quotidien économique, "fermement décidé à resserrer l'étau, Bercy souhaite faire la chasse aux arrêts abusifs, comme cela se pratique déjà dans le privé". "Et ce, même si ce n'est pas l'assurance-maladie mais l'administration employeur qui assure la rémunération des salariés en arrêt de santé.

Le dispositif en cours d'expertise pourrait être inclus dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010", est-il affirmé. Actuellement, les contrôles sont effectués, selon une procédure assez lourde, uniquement par les médecins libéraux agréés à cet effet par l'Etat. "En 2003, dernières données disponibles, les agents de l'Etat ont pris, en moyenne, 13 jours d'arrêt-maladie", dont 43% sont concentrés sur des maladies graves (de plus d'un an) ou des accidents du travail, précisent Les Echos.

Mode opératoire

"Il ne s'agit pas d'un sujet nouveau. Depuis plusieurs mois, nous avons des échanges avec les syndicats. En termes de délais et de faisabilité, tout dépend de la date à laquelle l'expertise se termine", a-t-on précisé dans l'entourage d’Eric Woerth. "Il y a encore des échanges techniques avec la Cnam (assurance-maladie) sur le mode opératoire, ce qui explique la difficulté que nous avons pour définir à ce stade le calendrier de nos orientations", a-t-on ajouté. Néanmoins, a souligné la même source, "l'intention d'améliorer le contrôle des arrêts-maladie dans la fonction publique a toujours été clairement indiquée par Eric Woerth aux syndicats de la fonction publique".

AFP
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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /2009 10:23
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /2009 09:14


La réforme territoriale, objet d'un projet de loi qui doit être examiné par le Parlement avant la fin de l'année, menace les subventions dont bénéficient le sport français à hauteur d'un milliard d'euros s'inquiète le Comité national olympique et sportif (CNOSF).

"Si, en vertu de la nouvelle répartition des attributions, on supprimait la clause générale de compétence sans accorder aux régions et départements la compétence sport, les conséquences seraient catastrophiques", a prévenu le 11 septembre Jean-Michel Brun, vice-président du CNOSF chargé du dossier sport et territoires.
Le CNOSF, représentant auprès de l'Etat du mouvement sportif national, s'inquiète, selon les estimations de son président Denis Masseglia, pour le milliard d'euros attribué chaque année par les conseils régionaux et généraux, notamment aux équipements sportifs. La plus grosse partie du financement sportif (huit milliards) territorial resterait assuré par les communes.

L'avant-projet de loi, qui doit être présenté début octobre en conseil des ministres, prévoit la suppression de la clause générale de compétence grâce à laquelle régions et départements peuvent financer les domaines de leur choix. La répartition de compétences désormais spécialisées entre régions et départements ferait ensuite l'objet d'une seconde loi. Seules les communes garderaient la clause générale de compétence.
"Pour faire face à cette suppression, il faudrait que la compétence sport soit donnée aux régions et aux départements", demande Jean-Michel Brun, "ou bien que l'Etat propose une compensation au mouvement sportif comme il l'avait fait en supprimant la taxe professionnelle."

Avec l’AFP, source : La gazette des communes

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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /2009 08:03

En cette rentrée de crise, le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, dénonce les « chamailleries de cour de récréation » entre syndicats.

 

 

 

Alors que la continue sur le front du chômage, les syndicats font leur rentrée dans la cacophonie. Les querelles entre états-majors font place à l’action. Depuis plusieurs jours, les organisations peinent à se mettre d’accord sur une date de réunion pour préparer la suite de leur mouvement. En attendant, les petites phrases volent, notamment entre le leader de FO et les deux poids lourds de la et de la CFDT.

La belle unité d’action cimentée par la a-t-elle fait long feu ? C’est ce que laisse entendre Jean-Claude Mailly, le secrétaire de FO. Il explique les raisons profondes de ce désaccord et tacle au passage Bernard Thibault, secrétaire de la CGT, candidat à un nouveau mandat en décembre au congrès de Nantes.

Comment s’annonce cette rentrée sociale ?
Jean-Claude Mailly. Que l’on soit bien clair, la crise se poursuit malgré tout ce qu’on raconte. Elle sera finie le jour où les investissements et les créations d’emplois reprendront. Nous en sommes malheureusement encore loin. On s’attend à 800 000 chômeurs de plus cette année. Il y a de plus en plus de plans sociaux et de suppressions d’emplois. Ce qui me frappe, c’est la perte de confiance des salariés et un sentiment de révolte profond contre l’accroissement des inégalités. Que le gouvernement et le président de la République fassent attention, ils sous-estiment beaucoup ce sentiment d’injustice. Maintenant les syndicats doivent regarder ensemble ce que l’on peut faire pour être efficaces et se faire entendre.

Irez-vous à la réunion souhaitée par la CGT et la CFDT, et qui pourrait se tenir demain ou, au plus tard, dans les prochains jours ?
On verra, mais pour faire quoi ? J’ai déjà dit que, le 8 septembre, nous ne pouvions pas. Tout semble vouloir être arrêté d’avance. La CGT n’a pas attendu pour appeler les salariés et les autres centrales à une mobilisation le 7 octobre prochain contre la crise. Ça ne marche pas comme ça. D’autant que, le 7 octobre, c’est avant tout une date arrêtée dans le cadre de la Confédération syndicale internationale pour sensibiliser sur les normes du travail. On fera un colloque, comme prévu, pas une manifestation. Comme l’an dernier, FO ne mélangera pas les choses.

Entre FO et les grandes centrales, le courant ne semble plus passer. Qu’est-ce que cela cache ?
Est-ce la rentrée des classes qui veut cela ? On a un peu l’impression de chamailleries dans la cour de récréation. L’heure n’est pas à la polémique, mais il faut se poser les vraies questions. Quelle est la situation des salariés ? Comment être efficace syndicalement ? L’unité d’action est un levier, mais cela suppose que l’on soit d’accord sur les revendications et sur les objectifs. Par exemple sur les modalités, nous avons des positions différentes.

Vous réclamez une grève de vingt-quatre heures, ce qui vous oppose à la CGT et la CFDT. Pourquoi privilégier ce mode d’action ?
Au printemps dernier, après le succès des deux premières manifestations du 29 janvier et du 19 mars, nous avons considéré qu’une de plus ne ferait pas bouger le gouvernement et finirait surtout par lasser les salariés. C’est ce qui s’est produit lors de la journée du 13 juin. Aujourd’hui le débat demeure. Une manifestation de plus dans le contexte actuel, cela va servir à quoi ? FO n’est pas une armée avec un général et des troupes qui répondent aux ordres.

L’unité syndicale est donc bien morte…

L’unité d’action n’a pas vocation à être permanente. Elle peut s’arrêter et reprendre à tout moment. Pour FO ce n’est pas une obligation d’afficher un communiqué commun tout le temps, notamment si le but recherché, représentativité et congrès obligent, est surtout de montrer que le syndicalisme rassemblé ça marche. Je n’ai jamais cru au syndicalisme rassemblé. Chaque syndicat doit être libre.

Les divisions ne sont pourtant pas payantes...
C’est vrai, mais dans le même temps les journées de manif à répétition non plus, ce n’est pas payant. Si l’objectif est de sortir les drapeaux, ce n’est pas la façon dont FO voit les choses. Cela ne nous empêche pas d’être sur le terrain auprès des salariés et d’avoir des initiatives. Au mois d’octobre nous allons réunir quelques centaines de délégués syndicaux d’entreprises en difficulté pour débattre et entendre ce qu’ils attendent. On n’est pas au cinéma, on est dans la réalité sociale.

Dans les conflits durs de cet été, comme New Fabris ou encore Continental, les leaders syndicaux se sont vu reprocher de ne pas être aux côtés des salariés. Qu’en pensez-vous ?
Je me refuse à des visites pour faire des opérations de com. Les salariés attendent des réponses et il faut pouvoir leur en donner. Cela ne veut pas dire qu’on ne fait rien. Dans certains de ces dossiers, il m’est arrivé d’intervenir auprès des PDG et d’activer tous les réseaux possibles.

Vous condamnez les actions radicales, comme les séquestrations ?
Non, car je les comprends, à condition que cela se fasse dans la dignité. Mais je ne dis pas qu’on appelle les salariés à faire cela. Une chose est sûre, il y en aura d’autres. Comment peut-il en être autrement ?


Propos recueillis par Catherine Gasté-Peclers

Source : Le Parisien
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 11:12
Dans un climat de crise sociale aigüe, avec des plans sociaux à répétition, des reculs sur les droits sociaux, les syndicats doivent être en capacité d’initiatives pour répondre au sentiment de révolte profond des salariés contre les inégalités et l’injustice.

Notre réponse ne peut être des manifestations à répétition lesquelles au cours du 1er semestre ont montré leur inefficacité. Une manifestation de plus, dans le contexte actuel, ne pourra servir qu’à démontrer sa stérilité.

L’unité d’action qui permet à chaque syndicat d’être libre n’est pas l’unicité syndicale. L’unité d’action nécessite un accord sur les revendications et les modalités d’action.

Pour la fédération Force Ouvrière des personnels des services publics et des services de santé, les revendications notamment portent sur :

– l’augmentation des salaires (44 points d’indice majoré pour le secteur public et 200 € pour le secteur privé) et des pensions.

– l’abandon de la Révision Générale des Politiques Publiques afin de garantir, perpétuer et développer des services publics de qualité.

– l’attribution aux établissements de santé des moyens nécessaires à leurs missions.

C’est pourquoi la fédération des services publics et des services de santé apporte tout son soutien à l’orientation que le secrétaire général de la confédération Force Ouvrière a exprimé.

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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 09:02
L’automne risque d’être plus meurtrier que l’été sur le marché du travail, avec la fin des contrats saisonniers, l’arrivée de jeunes sur le marché du travail et les plans sociaux programmés.

Chaque mois, on recense des dizaines de plans sociaux. Pas un jour, ou presque, ne se passe sans que l'on apprenne un plan de réductions de postes, voire une fermeture de site. Résultat, le chômage explose. Selon les derniers chiffres de l'INSEE publiés le 3 septembre, 9,1% de la population active étaient touchés par le chômage au deuxième trimestre (+ 0,6 point après + 0,7 point au 1er trimestre) et 9,5% avec les départements d'Outre-mer. Aucune tranche d'âge n'est épargnée. Et ce sont les jeunes qui payent le plus lourd tribut. Le taux de chômage de moins de 25 ans a atteint ainsi 23,9% au deuxième trimestre. La dégradation du marché de l’emploi constatée sur les six premiers de l’année a toute les chances de se poursuivre encore. L’heure est d’autant moins à l’optimisme que les chiffres du mois de juillet diffusés une semaine plus tôt par le ministère de l'Emploi ont douché les maigres espoirs d’un repli du chômage.

Si le nombre d'inscrits à Pôle emploi en catégorie A (chômeurs privés de toute activité, quel que soit le contrat de travail) s’est établi en juillet à 2,53 millions dans l’hexagone – plus 0,4% par rapport à juin (10.700 chômeurs supplémentaires), plus 25,6% comparé à juillet 2008 – il a atteint 3,668 millions (+33.300) en incluant les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite (catégories B et C) et 3,888 millions avec les départements d'outre-mer. Le nombre d'inscrits dans ces trois catégories (A, B, C) a ainsi progressé de 0,9% sur un mois et de 19,3% sur un an. Si l'on ajoute les demandeurs d'emplois en stage, en formation ou en maladie (catégorie D) ou en contrats aidés (catégorie E), dont le nombre a encore augmenté, 4,18 millions personnes étaient inscrites en juillet à Pôle emploi. Concernant le chômage des jeunes actifs, les inscriptions ont certes diminué par rapport au mois de juin (-1,4% en A, -0,4% en A, B, C) mais elles sont restées en très forte hausse sur un an (+32,7% en A, +28,9% en A, B, C).

La situation n’est pas près de s’arranger dans la mesure où, comme le souligne la confédération FO, l’automne risque d’enregistrer un nouvel afflux de chômeurs avec la fin des contrats saisonniers, l’arrivée massive de jeunes sur le marché du travail (600.00), tous les plans sociaux qui ne se sont pas encore concrétisés et la fin des premières mesures de chômage partiel, notamment dans l’automobile, qui ont permis de limiter la casse. L'INSEE a estimé à 319.000 au deuxième trimestre le nombre de salariés placés en chômage partiel, contre 160.000 au 1er trimestre). À ce rythme, FO ne prévoit pas moins 800.000 chômeurs sur l’année. C’est pourquoi la centrale revendique que «l'indemnisation des chômeurs en fin de droits soit prolongée pour que des centaines de milliers de personnes ne basculent pas dans les minima sociaux» et que le gouvernement accepte enfin de s’atteler à un plan de relance par la consommation, c’est-à-dire par l’augmentation des salaires. Car, comme le craignent bon nombre d’économistes, le niveau du chômage devrait peser tôt ou tard sur le principal moteur de l'économie française qu’est la consommation des ménages, relativement épargnée jusque-là.

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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 09:07
FÉDÉRATION FO PUBLIC ET SANTÉ

Communiqué du lundi 7 septembre 2009


En annonçant un déficit record (environ 20 milliards d’euros pour 2009) de la sécurité sociale, le gouvernement prépare l’opinion publique à l’annonce d’un nouveau plan de rigueur à l’encontre de cette dernière.

En attestent, plusieurs déclarations émanant de membres du gouvernement : hausse sensible du forfait hospitalier (de 16 à 20 €), déremboursements de médicaments, etc.

Ainsi, ce sont les personnes malades ou nécessitant des soins qui vont supporter le poids des mesures visant à réduire le déficit ! Ce n’est pas admissible !

Se dessinent une nouvelle fois des choix visant à faire prendre en charge par les mutuelles (ou les assurances complémentaires) une part de plus en plus importante de la couverture maladie. C’est ce que le chef de l’Etat appelle le « nouveau partenariat » entre les complémentaires et l’assurance maladie.

Ces choix auront pour effet non seulement de grever le pouvoir d’achat, mais aussi de diminuer encore plus la place de la sécurité sociale en application de la baisse des dépenses publiques imposées par L’Union Européenne.

Il est pour le moins étonnant que dans le même temps, le gouvernement envisage de nouvelles exonérations de « charges sociales » pour les entreprises privant ainsi la sécurité sociale de recettes indispensables (1). Par ailleurs, il est clair qu’une part importante du déficit est due à l’augmentation sensible du chômage (800 000 chômeurs supplémentaires en 2009).

Il est également pour le moins étonnant que dans le même temps le gouvernement refuse un relèvement du SMIC et du traitement des fonctionnaires, susceptibles d’accroître les ressources de la sécurité sociale.

C’est pourquoi, la Fédération FO des personnels des services publics et de santé réaffirme sa volonté de préserver une sécurité sociale solidaire et égalitaire et des services de santé orchestrés autour de l’hôpital public qui doit être le pivot de l’organisation des soins. Cela nécessite le maintien des emplois et des postes, des lits et places et l’attribution des moyens budgétaires nécessaires aux établissements pour leur permettre d’assurer leur mission de service public.

1 Notons que le montant des exonérations se chiffre à plus de 20 milliards d’euros pour l’année 2009.
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 16:48

 

Une partie des salariés du nouvel Hôpital privé de Bois-Bernard a décidé de se mettre en grève ce lundi 22 juin 2009 pour protester contre le projet directionnel de réorganisation avec compression des effectifs.

5 postes de brancardage, pourvus par CDD, seraient supprimés, leurs missions transférées vers les unités de soins, ce qui dégraderait immanquablement les conditions de travail dans un contexte ou l'activité est croissante.

 

Le mouvement de grève a commencé ce lundi matin à 6 heures, pour une durée indéterminée. Une délagation des Territoriaux FO du 62 est venue les saluer, et les soutenir.

 

voir leur tract

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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /2009 16:17
Lu dans l'avenir de l'Artois de ce jour :



Manifestation devant le centre de gestion de la Fonction publique territoriale

Des services publics à deux vitesses

« On ne peut accepter le projet de loi déposé par 98 députés UMP le 21 janvier dernier sur "la liberté de recrutement par les collectivités territoriales" ».
C'est en quelque sorte la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Les agents territoriaux syndiqués rassemblés lundi après-midi devant le centre de gestion de la fonction publique du Pas-de-Calais tenaient à manifester leur ras-le-bol : « On cherche à démanteler les services publics et à accélérer leur privatisation, c'est inadmissible », clament ensemble les représentants de la CGT, de la CFDT, de la CFTC et de FO. Un message unitaire qui vise à sensibiliser le grand public, soit les usagers des services publics : « On se dirige tout droit vers des services publics à deux vitesses » craignent Joris de Macedo (CGT) et Dominique Leopold (FO).

Interpeller les députés

Les agents territoriaux en colère envisagent d'aller très prochainement à la rencontre du député André Flajolet, qui fait partie des dépositaires de la proposition de loi contestée. Ils lui remettront une pétition et continueront d'interpeller élus et simples citoyens.
Selon les syndicalistes, l'objectif consiste à « adapter le statut de la fonction publique territoriale en le rendant obsolète, ou plus exactement en le limitant à certaines tâches "régaliennes" », et de citer l'état civil ou la police, « autrement dit pour accompagner les actes des maires dans leurs responsabilités de représentants de l'État ». Or les fonctionnaires territoriaux estiment être d'abord au service du public. Ils déplorent unanimement la dégradation de leurs conditions de travail et exigent de la reconnaissance. « Les députés veulent que le recours au contrat de travail de droit commun devienne la règle, ce n'est pas acceptable, on ne se laissera pas faire », promettent-ils. Ils admettent ne pas être étonnés par cette proposition de loi : « Ce n'est qu'un copier-coller de ce qui s'est déjà fait ailleurs, comme dans les télécommunications par exemple ».

Les agents territoriaux ne sont pas dupes : « On sait ce qui se cache derrière cette loi, c'est la volonté d'avoir à disposition des salariés corvéables et jetables à souhait ! » Ils ont leur propre interprétation des faits : « On nous propose absence de garanties collectives, salaires à géométrie variable, intéressement plutôt qu'intérêt général, et développement de la précarité ». Les fonctionnaires se sentent profondément méprisés : « On nous prend pour qui quand on nous parle de se "débarrasser du carcan du statut" ? De mettre en place une "véritable politique de formation et d'enrichissement des personnels", ainsi qu'une "politique salariale qui récompense le mérite et les performances" ? », s'interrogent les Artésiens. « N'oublions pas que notre pouvoir d'achat a baissé de 7% en l'espace de huit ans », rappelle l'Houdinois Hervé Merlin, qui cite son propre exemple pour témoigner des possibilités d'évolution réduites qu'offre son métier de rédacteur dans une collectivité : « Nos carrières sont vite bloquées ».
« La fonction publique territoriale n'est pas à vendre », concluent les syndicats départementaux qui demandent clairement le retrait de cette proposition de loi. Samedi 13 juin, ils seront à Arras le matin et Lille l'après-midi pour « défendre un service public de qualité, égal pour tous ».

Ch. C.
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /2009 16:35
COMMUNIQUE DE LA FEDERATION :

87 parlementaires UMP ont déposé une proposition de loi dans la perspective d’instituer « la liberté
de recrutement par les collectivités territoriales ».

La volonté exprimée par ces parlementaires vise à ce que les personnels des communes, des
départements et des régions soient recrutés à compter du 1er janvier 2010, par contrat.

Les « auteurs » de ce texte méconnaissent la longue histoire de la fonction publique et font fi des
règles républicaines qui la régissent, l’intérêt général, lequel ne peut se réduire à la somme des
intérêts particuliers et ceux qui ont la charge de servir les collectivités territoriales doivent être
protégés pour conserver leur neutralité.

Pour répondre à cette exigence de l’intérêt général, 3 principes fondent l’unité de la fonction
publique :

- le principe d’égalité par référence à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui
dispose que l’on accède aux emplois publics sur la base de la capacité des candidats c'est-àdire
de leurs compétences, a conduit à privilégier la voie du concours pour entrer dans la
fonction publique.
- le principe d’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique.
- le principe de responsabilité qui veut que tout fonctionnaire doit rendre compte.

Le contrat est opposé au statut. Le fonctionnaire est dans une position statutaire et non
contractuelle parce qu’il est au service de l’intérêt général.

La fédération Force Ouvrière des services publics et des services de santé ne saurait accepter que
l’on vienne détruire la fonction publique territoriale et remettre en cause les droits des personnels.

Force Ouvrière s’oppose à la contractualisation des emplois publics car, pour nous, le service public
est partie intégrante du pacte républicain et cette proposition de loi ouvrirait la voie au clientélisme,
à l’arbitraire et aux pressions politiques.

Par ailleurs, nous prenons acte que parmi les signataires figure le Président de la fédération nationale
des centres de gestion de la fonction publique territoriale.
Comment vouloir d’un côté fédérer la gestion des fonctionnaires de certaines collectivités et d’un
autre vouloir recruter des agents contractuels.

Enfin, à l’heure où l’on va marquer les 25 ans du statut, lorsque tous les scrutateurs reconnaissent les
capacités d’adaptation de la fonction publique territoriale, cette initiative de quelques
parlementaires est source de polémiques et de tensions.

En conséquence, nous demandons le retrait de cette proposition susceptible d’aggraver un climat
social déjà fortement dégradé.

Paris, le 28 mai 2009

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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 09:36
Article paru dans le journal Le Monde


LES DEUX TEMPS DE LA CRISE

En France comme ailleurs les travailleurs ne supportent pas de payer une addition qu’ils n’ont pas commandée. Ils sont les victimes d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Ils l’ont exprimé depuis le début de l’année dans plusieurs mobilisations nationales. Ils l’expriment aussi quotidiennement dans les entreprises et services publics, parfois durement, quand ils font le constat d’être face à un mur.

Comme l’explique FORCE OUVRIERE depuis quelques semaines, l’absence de réponses fortes, tangibles et crédibles de la part du gouvernement et du patronat nécessitera d’autres modalités d’action que la seule manifestation. La question, en particulier, d’une journée de grève franche, interprofessionnelle, est obligatoirement posée. C’est une question d’efficacité et de pragmatisme. Le rôle de syndicat n’est pas de cogérer la crise mais de défendre les intérêts des salariés.

Nous ne sommes pas dans un conflit mono revendicatif comme ceux contre le CPE ou la contre-réforme des retraites. La crise est internationale, c’est une crise de système dont nul encore, aujourd’hui, ne peut ni dérouler le scénario ni prévoir le calendrier.

Face à une telle situation, il s’agit, à la fois, d’agir dans l’urgence pour amortir et contrer les effets de la crise et de se préparer à en mettre tout en oeuvre pour que les règles (ou l’absence de règles) du passé n’aient plus cours.  

AGIR DANS L’URGENCE

L’imprévisibilité et la gravité de la crise nécessitent d’activer différents leviers. Or, pour le moment, le gouvernement n’a essentiellement activé que le volet « offre » avec le plan dit de relance en injectant d’une manière ou d’une autre des fonds publics à destination des banques et des entreprises et en accélérant des investissements d’infrastructure.

Quelques annonces sociales ont été faites lors du sommet du 18 février, l’allocation équivalent retraite (AER) va être rétablie, mais cela reste limité et saupoudré.Un réel soutien à la consommation est indispensable socialement et économiquement. Les outils existent (SMIC, négociations salariales dans le public et le privé, prime transport). On ne peut pas dire qu’il faut rétablir la confiance en oubliant les travailleurs actifs, chômeurs et retraités.

Il faut également prévoir, pendant la crise, un allongement des durées d’indemnisation au chômage, une amélioration du niveau d’indemnisation ainsi qu’un système de préretraite. Il faut aussi – ce qui n’est toujours pas le cas – prendre une disposition législative obligeant toute entreprise recevant une aide publique à s’engager sur des contreparties sociales en matière d’emploi et/ou de salaire.
Il faut enfin, au minimum, lever le pied sur les « réformes » initiées avant la crise et qui fragilisent ou rendent impossible le fonctionnement des services publics. Il s’agit notamment de la RGPP, de la loi HPST ou des disfonctionnements de Pôle Emploi.

Rappelons que 30 000 emplois en moins dans la fonction publique, ce sont 30 000 jeunes de plus au chômage.

ETABLIR DE NOUVELLES REGLES

Il n’y aurait rien de pire que de continuer à raisonner et agir avec les règles du passé,celles qui ont mené l’économie dans le mur. Si tel était le cas, les tensions et la colère sociales actuelles ne feraient que s’accentuer en sortie de crise.
Par exemple, celles et ceux qui hier fustigeaient le poids des dépenses publiques et sociales comme rigidité et frein à la compétitivité, se félicitent aujourd’hui de leur rôle d'amortisseur social. Il ne faudrait pas que, demain, ils expliquent que ces dépenses freinent la reprise et qu’ils engagent illico un programme drastique de réduction conduisant par exemple, à réduire la couverture assurance maladie, à repousser l’âge de la retraite, à supprimer des services publics. C'est-à-dire à accroître les inégalités en privatisant les services publics et sociaux.
Or ce risque existe fortement tant ces questions de fond sont éludées dans l’espoir, pour les thuriféraires du marché roi, que tout change pour que rien ne change.
C’est pourquoi, outre les questions d’urgence évoquées plus haut, il faut dès aujourd’hui débattre de la répartition des richesses, d’une grande réforme fiscale guidée par la justice sociale, des modalités de rémunération des patrons du CAC 40, du rôle et des missions du service public républicain, du rôle de l’Etat dans l’économie,de sa stratégie en matière industrielle, de la transférabilité ou portabilité des droits des salariés, notamment.
Cette crise marque l’obligation d’un retour du rôle des pouvoirs publics dans l’économie. Il faut maintenant l’organiser et le pérenniser. Une rupture est nécessaire.
C’est dès maintenant qu’il faut la préparer aux niveaux national, européen et international. Sont ainsi posées également la nécessité de réorienter profondément les modalités de la construction européenne tout comme il est indispensable de définir de nouvelles règles économiques, sociales et monétaires au plan international.
En restant dans son rôle syndical, FORCE OUVRIERE revendique cette rupture. Face au très fort constat d’injustice sociale qui se développe, il faut à la fois agir à court terme et préparer le moyen et long terme.

Jean-Claude MAILLY
Secrétaire Général de FO
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 09:07
L’action commune entre organisations syndicales est un outil. Elle doit permettre de renforcer la solidarité et de développer un rapport de force pour obtenir satisfaction sur les revendications. C’est tout son intérêt et son utilité.

C’est pourquoi Force Ouvrière a pleinement appelé et participé au 29 janvier, au 19 mars et au 1er Mai (ce qui n’est pas une habitude).

Les effets directs de la crise sur les travailleurs (chômage, précarité, pouvoir d’achat notamment) sont lourds et graves et nécessitent de la résistance et de la détermination.

Aujourd’hui, force est de constater que, mises à part quelques avancées mineures, le gouvernement et le patronat n’ont pas répondu aux revendications en matière de pouvoir d’achat, d’emploi et de service public.

Cela signifie que des manifestations, même réussies, n’ont pas fait bouger les pouvoirs publics et les employeurs et qu’il est alors logique de débattre des modalités d’action commune, aujourd’hui comme demain, afin de ne pas minorer a priori les résultats escomptés.

C’est dans cet esprit, fort de ce constat, de manière pragmatique et par souci d’efficacité pour l’ensemble des travailleurs, que Force Ouvrière a proposé aux autres organisations syndicales un appel commun à 24 heures de grève dans le public et le privé, action qui est et sera indispensable si le gouvernement et le patronat ne répondent pas.

En la matière nos analyses et positions demeurent inchangées et nous prenons date.

Conformément au communiqué intersyndical du 4 mai, Force Ouvrière sera partie prenante des actions du 26 mai et du 13 juin et continuera dans ce cadre à défendre ses analyses et positions.


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