FO défend les retraites !

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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /2009 09:14


La réforme territoriale, objet d'un projet de loi qui doit être examiné par le Parlement avant la fin de l'année, menace les subventions dont bénéficient le sport français à hauteur d'un milliard d'euros s'inquiète le Comité national olympique et sportif (CNOSF).

"Si, en vertu de la nouvelle répartition des attributions, on supprimait la clause générale de compétence sans accorder aux régions et départements la compétence sport, les conséquences seraient catastrophiques", a prévenu le 11 septembre Jean-Michel Brun, vice-président du CNOSF chargé du dossier sport et territoires.
Le CNOSF, représentant auprès de l'Etat du mouvement sportif national, s'inquiète, selon les estimations de son président Denis Masseglia, pour le milliard d'euros attribué chaque année par les conseils régionaux et généraux, notamment aux équipements sportifs. La plus grosse partie du financement sportif (huit milliards) territorial resterait assuré par les communes.

L'avant-projet de loi, qui doit être présenté début octobre en conseil des ministres, prévoit la suppression de la clause générale de compétence grâce à laquelle régions et départements peuvent financer les domaines de leur choix. La répartition de compétences désormais spécialisées entre régions et départements ferait ensuite l'objet d'une seconde loi. Seules les communes garderaient la clause générale de compétence.
"Pour faire face à cette suppression, il faudrait que la compétence sport soit donnée aux régions et aux départements", demande Jean-Michel Brun, "ou bien que l'Etat propose une compensation au mouvement sportif comme il l'avait fait en supprimant la taxe professionnelle."

Avec l’AFP, source : La gazette des communes

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Samedi 12 septembre 2009 6 12 /09 /2009 08:03

En cette rentrée de crise, le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, dénonce les « chamailleries de cour de récréation » entre syndicats.

 

 

 

Alors que la continue sur le front du chômage, les syndicats font leur rentrée dans la cacophonie. Les querelles entre états-majors font place à l’action. Depuis plusieurs jours, les organisations peinent à se mettre d’accord sur une date de réunion pour préparer la suite de leur mouvement. En attendant, les petites phrases volent, notamment entre le leader de FO et les deux poids lourds de la et de la CFDT.

La belle unité d’action cimentée par la a-t-elle fait long feu ? C’est ce que laisse entendre Jean-Claude Mailly, le secrétaire de FO. Il explique les raisons profondes de ce désaccord et tacle au passage Bernard Thibault, secrétaire de la CGT, candidat à un nouveau mandat en décembre au congrès de Nantes.

Comment s’annonce cette rentrée sociale ?
Jean-Claude Mailly. Que l’on soit bien clair, la crise se poursuit malgré tout ce qu’on raconte. Elle sera finie le jour où les investissements et les créations d’emplois reprendront. Nous en sommes malheureusement encore loin. On s’attend à 800 000 chômeurs de plus cette année. Il y a de plus en plus de plans sociaux et de suppressions d’emplois. Ce qui me frappe, c’est la perte de confiance des salariés et un sentiment de révolte profond contre l’accroissement des inégalités. Que le gouvernement et le président de la République fassent attention, ils sous-estiment beaucoup ce sentiment d’injustice. Maintenant les syndicats doivent regarder ensemble ce que l’on peut faire pour être efficaces et se faire entendre.

Irez-vous à la réunion souhaitée par la CGT et la CFDT, et qui pourrait se tenir demain ou, au plus tard, dans les prochains jours ?
On verra, mais pour faire quoi ? J’ai déjà dit que, le 8 septembre, nous ne pouvions pas. Tout semble vouloir être arrêté d’avance. La CGT n’a pas attendu pour appeler les salariés et les autres centrales à une mobilisation le 7 octobre prochain contre la crise. Ça ne marche pas comme ça. D’autant que, le 7 octobre, c’est avant tout une date arrêtée dans le cadre de la Confédération syndicale internationale pour sensibiliser sur les normes du travail. On fera un colloque, comme prévu, pas une manifestation. Comme l’an dernier, FO ne mélangera pas les choses.

Entre FO et les grandes centrales, le courant ne semble plus passer. Qu’est-ce que cela cache ?
Est-ce la rentrée des classes qui veut cela ? On a un peu l’impression de chamailleries dans la cour de récréation. L’heure n’est pas à la polémique, mais il faut se poser les vraies questions. Quelle est la situation des salariés ? Comment être efficace syndicalement ? L’unité d’action est un levier, mais cela suppose que l’on soit d’accord sur les revendications et sur les objectifs. Par exemple sur les modalités, nous avons des positions différentes.

Vous réclamez une grève de vingt-quatre heures, ce qui vous oppose à la CGT et la CFDT. Pourquoi privilégier ce mode d’action ?
Au printemps dernier, après le succès des deux premières manifestations du 29 janvier et du 19 mars, nous avons considéré qu’une de plus ne ferait pas bouger le gouvernement et finirait surtout par lasser les salariés. C’est ce qui s’est produit lors de la journée du 13 juin. Aujourd’hui le débat demeure. Une manifestation de plus dans le contexte actuel, cela va servir à quoi ? FO n’est pas une armée avec un général et des troupes qui répondent aux ordres.

L’unité syndicale est donc bien morte…

L’unité d’action n’a pas vocation à être permanente. Elle peut s’arrêter et reprendre à tout moment. Pour FO ce n’est pas une obligation d’afficher un communiqué commun tout le temps, notamment si le but recherché, représentativité et congrès obligent, est surtout de montrer que le syndicalisme rassemblé ça marche. Je n’ai jamais cru au syndicalisme rassemblé. Chaque syndicat doit être libre.

Les divisions ne sont pourtant pas payantes...
C’est vrai, mais dans le même temps les journées de manif à répétition non plus, ce n’est pas payant. Si l’objectif est de sortir les drapeaux, ce n’est pas la façon dont FO voit les choses. Cela ne nous empêche pas d’être sur le terrain auprès des salariés et d’avoir des initiatives. Au mois d’octobre nous allons réunir quelques centaines de délégués syndicaux d’entreprises en difficulté pour débattre et entendre ce qu’ils attendent. On n’est pas au cinéma, on est dans la réalité sociale.

Dans les conflits durs de cet été, comme New Fabris ou encore Continental, les leaders syndicaux se sont vu reprocher de ne pas être aux côtés des salariés. Qu’en pensez-vous ?
Je me refuse à des visites pour faire des opérations de com. Les salariés attendent des réponses et il faut pouvoir leur en donner. Cela ne veut pas dire qu’on ne fait rien. Dans certains de ces dossiers, il m’est arrivé d’intervenir auprès des PDG et d’activer tous les réseaux possibles.

Vous condamnez les actions radicales, comme les séquestrations ?
Non, car je les comprends, à condition que cela se fasse dans la dignité. Mais je ne dis pas qu’on appelle les salariés à faire cela. Une chose est sûre, il y en aura d’autres. Comment peut-il en être autrement ?


Propos recueillis par Catherine Gasté-Peclers

Source : Le Parisien
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Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /2009 11:12
Dans un climat de crise sociale aigüe, avec des plans sociaux à répétition, des reculs sur les droits sociaux, les syndicats doivent être en capacité d’initiatives pour répondre au sentiment de révolte profond des salariés contre les inégalités et l’injustice.

Notre réponse ne peut être des manifestations à répétition lesquelles au cours du 1er semestre ont montré leur inefficacité. Une manifestation de plus, dans le contexte actuel, ne pourra servir qu’à démontrer sa stérilité.

L’unité d’action qui permet à chaque syndicat d’être libre n’est pas l’unicité syndicale. L’unité d’action nécessite un accord sur les revendications et les modalités d’action.

Pour la fédération Force Ouvrière des personnels des services publics et des services de santé, les revendications notamment portent sur :

– l’augmentation des salaires (44 points d’indice majoré pour le secteur public et 200 € pour le secteur privé) et des pensions.

– l’abandon de la Révision Générale des Politiques Publiques afin de garantir, perpétuer et développer des services publics de qualité.

– l’attribution aux établissements de santé des moyens nécessaires à leurs missions.

C’est pourquoi la fédération des services publics et des services de santé apporte tout son soutien à l’orientation que le secrétaire général de la confédération Force Ouvrière a exprimé.

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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 09:02
L’automne risque d’être plus meurtrier que l’été sur le marché du travail, avec la fin des contrats saisonniers, l’arrivée de jeunes sur le marché du travail et les plans sociaux programmés.

Chaque mois, on recense des dizaines de plans sociaux. Pas un jour, ou presque, ne se passe sans que l'on apprenne un plan de réductions de postes, voire une fermeture de site. Résultat, le chômage explose. Selon les derniers chiffres de l'INSEE publiés le 3 septembre, 9,1% de la population active étaient touchés par le chômage au deuxième trimestre (+ 0,6 point après + 0,7 point au 1er trimestre) et 9,5% avec les départements d'Outre-mer. Aucune tranche d'âge n'est épargnée. Et ce sont les jeunes qui payent le plus lourd tribut. Le taux de chômage de moins de 25 ans a atteint ainsi 23,9% au deuxième trimestre. La dégradation du marché de l’emploi constatée sur les six premiers de l’année a toute les chances de se poursuivre encore. L’heure est d’autant moins à l’optimisme que les chiffres du mois de juillet diffusés une semaine plus tôt par le ministère de l'Emploi ont douché les maigres espoirs d’un repli du chômage.

Si le nombre d'inscrits à Pôle emploi en catégorie A (chômeurs privés de toute activité, quel que soit le contrat de travail) s’est établi en juillet à 2,53 millions dans l’hexagone – plus 0,4% par rapport à juin (10.700 chômeurs supplémentaires), plus 25,6% comparé à juillet 2008 – il a atteint 3,668 millions (+33.300) en incluant les demandeurs d'emploi exerçant une activité réduite (catégories B et C) et 3,888 millions avec les départements d'outre-mer. Le nombre d'inscrits dans ces trois catégories (A, B, C) a ainsi progressé de 0,9% sur un mois et de 19,3% sur un an. Si l'on ajoute les demandeurs d'emplois en stage, en formation ou en maladie (catégorie D) ou en contrats aidés (catégorie E), dont le nombre a encore augmenté, 4,18 millions personnes étaient inscrites en juillet à Pôle emploi. Concernant le chômage des jeunes actifs, les inscriptions ont certes diminué par rapport au mois de juin (-1,4% en A, -0,4% en A, B, C) mais elles sont restées en très forte hausse sur un an (+32,7% en A, +28,9% en A, B, C).

La situation n’est pas près de s’arranger dans la mesure où, comme le souligne la confédération FO, l’automne risque d’enregistrer un nouvel afflux de chômeurs avec la fin des contrats saisonniers, l’arrivée massive de jeunes sur le marché du travail (600.00), tous les plans sociaux qui ne se sont pas encore concrétisés et la fin des premières mesures de chômage partiel, notamment dans l’automobile, qui ont permis de limiter la casse. L'INSEE a estimé à 319.000 au deuxième trimestre le nombre de salariés placés en chômage partiel, contre 160.000 au 1er trimestre). À ce rythme, FO ne prévoit pas moins 800.000 chômeurs sur l’année. C’est pourquoi la centrale revendique que «l'indemnisation des chômeurs en fin de droits soit prolongée pour que des centaines de milliers de personnes ne basculent pas dans les minima sociaux» et que le gouvernement accepte enfin de s’atteler à un plan de relance par la consommation, c’est-à-dire par l’augmentation des salaires. Car, comme le craignent bon nombre d’économistes, le niveau du chômage devrait peser tôt ou tard sur le principal moteur de l'économie française qu’est la consommation des ménages, relativement épargnée jusque-là.

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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 09:07
FÉDÉRATION FO PUBLIC ET SANTÉ

Communiqué du lundi 7 septembre 2009


En annonçant un déficit record (environ 20 milliards d’euros pour 2009) de la sécurité sociale, le gouvernement prépare l’opinion publique à l’annonce d’un nouveau plan de rigueur à l’encontre de cette dernière.

En attestent, plusieurs déclarations émanant de membres du gouvernement : hausse sensible du forfait hospitalier (de 16 à 20 €), déremboursements de médicaments, etc.

Ainsi, ce sont les personnes malades ou nécessitant des soins qui vont supporter le poids des mesures visant à réduire le déficit ! Ce n’est pas admissible !

Se dessinent une nouvelle fois des choix visant à faire prendre en charge par les mutuelles (ou les assurances complémentaires) une part de plus en plus importante de la couverture maladie. C’est ce que le chef de l’Etat appelle le « nouveau partenariat » entre les complémentaires et l’assurance maladie.

Ces choix auront pour effet non seulement de grever le pouvoir d’achat, mais aussi de diminuer encore plus la place de la sécurité sociale en application de la baisse des dépenses publiques imposées par L’Union Européenne.

Il est pour le moins étonnant que dans le même temps, le gouvernement envisage de nouvelles exonérations de « charges sociales » pour les entreprises privant ainsi la sécurité sociale de recettes indispensables (1). Par ailleurs, il est clair qu’une part importante du déficit est due à l’augmentation sensible du chômage (800 000 chômeurs supplémentaires en 2009).

Il est également pour le moins étonnant que dans le même temps le gouvernement refuse un relèvement du SMIC et du traitement des fonctionnaires, susceptibles d’accroître les ressources de la sécurité sociale.

C’est pourquoi, la Fédération FO des personnels des services publics et de santé réaffirme sa volonté de préserver une sécurité sociale solidaire et égalitaire et des services de santé orchestrés autour de l’hôpital public qui doit être le pivot de l’organisation des soins. Cela nécessite le maintien des emplois et des postes, des lits et places et l’attribution des moyens budgétaires nécessaires aux établissements pour leur permettre d’assurer leur mission de service public.

1 Notons que le montant des exonérations se chiffre à plus de 20 milliards d’euros pour l’année 2009.
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 16:48

 

Une partie des salariés du nouvel Hôpital privé de Bois-Bernard a décidé de se mettre en grève ce lundi 22 juin 2009 pour protester contre le projet directionnel de réorganisation avec compression des effectifs.

5 postes de brancardage, pourvus par CDD, seraient supprimés, leurs missions transférées vers les unités de soins, ce qui dégraderait immanquablement les conditions de travail dans un contexte ou l'activité est croissante.

 

Le mouvement de grève a commencé ce lundi matin à 6 heures, pour une durée indéterminée. Une délagation des Territoriaux FO du 62 est venue les saluer, et les soutenir.

 

voir leur tract

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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /2009 16:17
Lu dans l'avenir de l'Artois de ce jour :



Manifestation devant le centre de gestion de la Fonction publique territoriale

Des services publics à deux vitesses

« On ne peut accepter le projet de loi déposé par 98 députés UMP le 21 janvier dernier sur "la liberté de recrutement par les collectivités territoriales" ».
C'est en quelque sorte la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Les agents territoriaux syndiqués rassemblés lundi après-midi devant le centre de gestion de la fonction publique du Pas-de-Calais tenaient à manifester leur ras-le-bol : « On cherche à démanteler les services publics et à accélérer leur privatisation, c'est inadmissible », clament ensemble les représentants de la CGT, de la CFDT, de la CFTC et de FO. Un message unitaire qui vise à sensibiliser le grand public, soit les usagers des services publics : « On se dirige tout droit vers des services publics à deux vitesses » craignent Joris de Macedo (CGT) et Dominique Leopold (FO).

Interpeller les députés

Les agents territoriaux en colère envisagent d'aller très prochainement à la rencontre du député André Flajolet, qui fait partie des dépositaires de la proposition de loi contestée. Ils lui remettront une pétition et continueront d'interpeller élus et simples citoyens.
Selon les syndicalistes, l'objectif consiste à « adapter le statut de la fonction publique territoriale en le rendant obsolète, ou plus exactement en le limitant à certaines tâches "régaliennes" », et de citer l'état civil ou la police, « autrement dit pour accompagner les actes des maires dans leurs responsabilités de représentants de l'État ». Or les fonctionnaires territoriaux estiment être d'abord au service du public. Ils déplorent unanimement la dégradation de leurs conditions de travail et exigent de la reconnaissance. « Les députés veulent que le recours au contrat de travail de droit commun devienne la règle, ce n'est pas acceptable, on ne se laissera pas faire », promettent-ils. Ils admettent ne pas être étonnés par cette proposition de loi : « Ce n'est qu'un copier-coller de ce qui s'est déjà fait ailleurs, comme dans les télécommunications par exemple ».

Les agents territoriaux ne sont pas dupes : « On sait ce qui se cache derrière cette loi, c'est la volonté d'avoir à disposition des salariés corvéables et jetables à souhait ! » Ils ont leur propre interprétation des faits : « On nous propose absence de garanties collectives, salaires à géométrie variable, intéressement plutôt qu'intérêt général, et développement de la précarité ». Les fonctionnaires se sentent profondément méprisés : « On nous prend pour qui quand on nous parle de se "débarrasser du carcan du statut" ? De mettre en place une "véritable politique de formation et d'enrichissement des personnels", ainsi qu'une "politique salariale qui récompense le mérite et les performances" ? », s'interrogent les Artésiens. « N'oublions pas que notre pouvoir d'achat a baissé de 7% en l'espace de huit ans », rappelle l'Houdinois Hervé Merlin, qui cite son propre exemple pour témoigner des possibilités d'évolution réduites qu'offre son métier de rédacteur dans une collectivité : « Nos carrières sont vite bloquées ».
« La fonction publique territoriale n'est pas à vendre », concluent les syndicats départementaux qui demandent clairement le retrait de cette proposition de loi. Samedi 13 juin, ils seront à Arras le matin et Lille l'après-midi pour « défendre un service public de qualité, égal pour tous ».

Ch. C.
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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /2009 16:35
COMMUNIQUE DE LA FEDERATION :

87 parlementaires UMP ont déposé une proposition de loi dans la perspective d’instituer « la liberté
de recrutement par les collectivités territoriales ».

La volonté exprimée par ces parlementaires vise à ce que les personnels des communes, des
départements et des régions soient recrutés à compter du 1er janvier 2010, par contrat.

Les « auteurs » de ce texte méconnaissent la longue histoire de la fonction publique et font fi des
règles républicaines qui la régissent, l’intérêt général, lequel ne peut se réduire à la somme des
intérêts particuliers et ceux qui ont la charge de servir les collectivités territoriales doivent être
protégés pour conserver leur neutralité.

Pour répondre à cette exigence de l’intérêt général, 3 principes fondent l’unité de la fonction
publique :

- le principe d’égalité par référence à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui
dispose que l’on accède aux emplois publics sur la base de la capacité des candidats c'est-àdire
de leurs compétences, a conduit à privilégier la voie du concours pour entrer dans la
fonction publique.
- le principe d’indépendance du fonctionnaire vis-à-vis du pouvoir politique.
- le principe de responsabilité qui veut que tout fonctionnaire doit rendre compte.

Le contrat est opposé au statut. Le fonctionnaire est dans une position statutaire et non
contractuelle parce qu’il est au service de l’intérêt général.

La fédération Force Ouvrière des services publics et des services de santé ne saurait accepter que
l’on vienne détruire la fonction publique territoriale et remettre en cause les droits des personnels.

Force Ouvrière s’oppose à la contractualisation des emplois publics car, pour nous, le service public
est partie intégrante du pacte républicain et cette proposition de loi ouvrirait la voie au clientélisme,
à l’arbitraire et aux pressions politiques.

Par ailleurs, nous prenons acte que parmi les signataires figure le Président de la fédération nationale
des centres de gestion de la fonction publique territoriale.
Comment vouloir d’un côté fédérer la gestion des fonctionnaires de certaines collectivités et d’un
autre vouloir recruter des agents contractuels.

Enfin, à l’heure où l’on va marquer les 25 ans du statut, lorsque tous les scrutateurs reconnaissent les
capacités d’adaptation de la fonction publique territoriale, cette initiative de quelques
parlementaires est source de polémiques et de tensions.

En conséquence, nous demandons le retrait de cette proposition susceptible d’aggraver un climat
social déjà fortement dégradé.

Paris, le 28 mai 2009

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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 09:36
Article paru dans le journal Le Monde


LES DEUX TEMPS DE LA CRISE

En France comme ailleurs les travailleurs ne supportent pas de payer une addition qu’ils n’ont pas commandée. Ils sont les victimes d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Ils l’ont exprimé depuis le début de l’année dans plusieurs mobilisations nationales. Ils l’expriment aussi quotidiennement dans les entreprises et services publics, parfois durement, quand ils font le constat d’être face à un mur.

Comme l’explique FORCE OUVRIERE depuis quelques semaines, l’absence de réponses fortes, tangibles et crédibles de la part du gouvernement et du patronat nécessitera d’autres modalités d’action que la seule manifestation. La question, en particulier, d’une journée de grève franche, interprofessionnelle, est obligatoirement posée. C’est une question d’efficacité et de pragmatisme. Le rôle de syndicat n’est pas de cogérer la crise mais de défendre les intérêts des salariés.

Nous ne sommes pas dans un conflit mono revendicatif comme ceux contre le CPE ou la contre-réforme des retraites. La crise est internationale, c’est une crise de système dont nul encore, aujourd’hui, ne peut ni dérouler le scénario ni prévoir le calendrier.

Face à une telle situation, il s’agit, à la fois, d’agir dans l’urgence pour amortir et contrer les effets de la crise et de se préparer à en mettre tout en oeuvre pour que les règles (ou l’absence de règles) du passé n’aient plus cours.  

AGIR DANS L’URGENCE

L’imprévisibilité et la gravité de la crise nécessitent d’activer différents leviers. Or, pour le moment, le gouvernement n’a essentiellement activé que le volet « offre » avec le plan dit de relance en injectant d’une manière ou d’une autre des fonds publics à destination des banques et des entreprises et en accélérant des investissements d’infrastructure.

Quelques annonces sociales ont été faites lors du sommet du 18 février, l’allocation équivalent retraite (AER) va être rétablie, mais cela reste limité et saupoudré.Un réel soutien à la consommation est indispensable socialement et économiquement. Les outils existent (SMIC, négociations salariales dans le public et le privé, prime transport). On ne peut pas dire qu’il faut rétablir la confiance en oubliant les travailleurs actifs, chômeurs et retraités.

Il faut également prévoir, pendant la crise, un allongement des durées d’indemnisation au chômage, une amélioration du niveau d’indemnisation ainsi qu’un système de préretraite. Il faut aussi – ce qui n’est toujours pas le cas – prendre une disposition législative obligeant toute entreprise recevant une aide publique à s’engager sur des contreparties sociales en matière d’emploi et/ou de salaire.
Il faut enfin, au minimum, lever le pied sur les « réformes » initiées avant la crise et qui fragilisent ou rendent impossible le fonctionnement des services publics. Il s’agit notamment de la RGPP, de la loi HPST ou des disfonctionnements de Pôle Emploi.

Rappelons que 30 000 emplois en moins dans la fonction publique, ce sont 30 000 jeunes de plus au chômage.

ETABLIR DE NOUVELLES REGLES

Il n’y aurait rien de pire que de continuer à raisonner et agir avec les règles du passé,celles qui ont mené l’économie dans le mur. Si tel était le cas, les tensions et la colère sociales actuelles ne feraient que s’accentuer en sortie de crise.
Par exemple, celles et ceux qui hier fustigeaient le poids des dépenses publiques et sociales comme rigidité et frein à la compétitivité, se félicitent aujourd’hui de leur rôle d'amortisseur social. Il ne faudrait pas que, demain, ils expliquent que ces dépenses freinent la reprise et qu’ils engagent illico un programme drastique de réduction conduisant par exemple, à réduire la couverture assurance maladie, à repousser l’âge de la retraite, à supprimer des services publics. C'est-à-dire à accroître les inégalités en privatisant les services publics et sociaux.
Or ce risque existe fortement tant ces questions de fond sont éludées dans l’espoir, pour les thuriféraires du marché roi, que tout change pour que rien ne change.
C’est pourquoi, outre les questions d’urgence évoquées plus haut, il faut dès aujourd’hui débattre de la répartition des richesses, d’une grande réforme fiscale guidée par la justice sociale, des modalités de rémunération des patrons du CAC 40, du rôle et des missions du service public républicain, du rôle de l’Etat dans l’économie,de sa stratégie en matière industrielle, de la transférabilité ou portabilité des droits des salariés, notamment.
Cette crise marque l’obligation d’un retour du rôle des pouvoirs publics dans l’économie. Il faut maintenant l’organiser et le pérenniser. Une rupture est nécessaire.
C’est dès maintenant qu’il faut la préparer aux niveaux national, européen et international. Sont ainsi posées également la nécessité de réorienter profondément les modalités de la construction européenne tout comme il est indispensable de définir de nouvelles règles économiques, sociales et monétaires au plan international.
En restant dans son rôle syndical, FORCE OUVRIERE revendique cette rupture. Face au très fort constat d’injustice sociale qui se développe, il faut à la fois agir à court terme et préparer le moyen et long terme.

Jean-Claude MAILLY
Secrétaire Général de FO
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /2009 09:07
L’action commune entre organisations syndicales est un outil. Elle doit permettre de renforcer la solidarité et de développer un rapport de force pour obtenir satisfaction sur les revendications. C’est tout son intérêt et son utilité.

C’est pourquoi Force Ouvrière a pleinement appelé et participé au 29 janvier, au 19 mars et au 1er Mai (ce qui n’est pas une habitude).

Les effets directs de la crise sur les travailleurs (chômage, précarité, pouvoir d’achat notamment) sont lourds et graves et nécessitent de la résistance et de la détermination.

Aujourd’hui, force est de constater que, mises à part quelques avancées mineures, le gouvernement et le patronat n’ont pas répondu aux revendications en matière de pouvoir d’achat, d’emploi et de service public.

Cela signifie que des manifestations, même réussies, n’ont pas fait bouger les pouvoirs publics et les employeurs et qu’il est alors logique de débattre des modalités d’action commune, aujourd’hui comme demain, afin de ne pas minorer a priori les résultats escomptés.

C’est dans cet esprit, fort de ce constat, de manière pragmatique et par souci d’efficacité pour l’ensemble des travailleurs, que Force Ouvrière a proposé aux autres organisations syndicales un appel commun à 24 heures de grève dans le public et le privé, action qui est et sera indispensable si le gouvernement et le patronat ne répondent pas.

En la matière nos analyses et positions demeurent inchangées et nous prenons date.

Conformément au communiqué intersyndical du 4 mai, Force Ouvrière sera partie prenante des actions du 26 mai et du 13 juin et continuera dans ce cadre à défendre ses analyses et positions.


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Vendredi 8 mai 2009 5 08 /05 /2009 09:46

8 Mai oblige, il nous parait important de rappeler que les syndicalistes ont joué un rôle important durant la seconde guerre mondiale, en s'opposant au fascisme.
Le critère de représentativité fondé sur le "comportement durant la seconde guerre mondiale" disparaît des nouveaux critères, mais il ne faut pas en conclure que le syndicat n'a aucun rôle à jouer à cet égard.

Voilà pourquoi, en ce jour de commémoration, les territoriaux FO du 62 se souviennent. Certes, la CGT-FO n'existait pas à l'époque, et la plupart d'entre nous n'était pas né, mais nous sommes fierEs de nos aînéEs, qui combattaient alors au sein de la CGT, et de l'héritage que ces camarades nous lèguent.

voir le dossier sur le site de la confédération




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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /2009 09:40
Du 14 au 16 mai 2009, la Confédération européenne des syndicats (CES) organise quatre Euro-manifestations dans des capitales européennes – Berlin, Bruxelles, Madrid et Prague – afin de sauvegarder l’emploi. Les travailleurs diront « non » à une crise dont ils ne sont pas responsables alors qu’ils en paient le prix fort. De fortes délégations syndicales de l’Europe entière rejoindront ces mobilisations européennes.

Les informations pratiques sont en ligne sur le site web de la CES, ainsi que sur ceux de ses affiliés organisant les Euro-manifestations dans les quatre capitales européennes.

 La Confédération européenne des syndicats (CES) parle d’une seule voix au nom des intérêts communs des travailleurs au niveau européen. Fondée en 1973, elle représente aujourd’hui 82 organisations syndicales dans 36 pays européens ainsi que 12 fédérations sectorielles.

 
Pour plus d'informations :
Patricia Grillo.
Responsable de la Communication et de la Presse
Tél: + 32 (0)2 224 04 30 - GSM: + 32 (0)477 77 01 64
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /2009 09:27
mais LES SYNDICATS APPELLENT À DEUX NOUVELLES MOBILISATIONS LES 26 MAI ET 13 JUIN

Les syndicats ne sont pas prêts à relâcher la pression sur le gouvernement et le patronat. FO, CFDT, CFTC, CGT, CFE-CGC, FSU, SOLIDAIRES et UNSA se sont accordés lundi soir pour prolonger le succès des mobilisations du 1er mai (1,2 million de personnes dans la rue) du 19 mars (3 millions) et du 29 janvier (2,5 millions). Les huit organisations syndicales ont programmé ainsi deux nouvelles journées de mobilisation d’ici l’été. Elles «appellent les salariés à faire du 26 mai 2009 une journée de mobilisations décentralisées dans des modalités diverses en fonction des réalités locales et visant à la participation du plus grand nombre» et à «une grande journée de manifestations dans toute la France le 13 juin 2009», indique leur communiqué commun publié à l’issue d’une intersyndicale.

À travers ces deux nouveaux temps forts, les syndicats entendent bien obtenir satisfaction sur les revendications des salariés. «Le gouvernement et le patronat auraient tort de les traiter par le déni et le mépris, alors que la crise, le chômage, les licenciements, les suppressions d'emploi et les politiques de fragilisation des services publics (…) percutent de plein fouet» les salariés, ont-ils prévenu.

«Ceci étant, à FO, nous avons toujours la ferme conviction que les journées de mobilisation à répétition ne feront pas plier le gouvernement et le patronat», a déclaré au nom de son organisation, Michelle Biaggi, à l’issue de l’intersyndicale. FO avait proposé en effet à ses homologues de lancer un «appel commun à 24 heures de grève dans le public et le privé» dans la mesure où «des manifestations, même réussies, n'ont pas fait bouger les pouvoirs publics et les employeurs». Cette proposition n’a pas été retenue hier par les autres syndicats. «Notre proposition de grève nationale de 24 heures reste sur la table: peut-être, faut-il encore deux journées de mobilisation à passer, avant de convaincre nos partenaires de l’utilité d’une telle grève», a t-elle ajouté. Et de souligner «l’unité d’action est un combat».


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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /2009 09:59
Comme chaque année, le ministère des finances met en ligne les comptes des collectivités de l'année 2008. Ces informations peuvent être d'un eimportance cruciale dans nos négociations !

accès aux comptes 2008
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /2009 09:39
La réunion de l’intersyndicale concernant le 1er mai s’est tenue ce jour au siège de la confédération de       17 heures à 21 heures 30.
Pour FORCE OUVRIERE, les représentants étaient Michelle BIAGGI et René VALLADON.


Les débats entre les organisations ont été longs et parfois difficiles quant à la poursuite du mouvement après le 1er mai.
Plusieurs propositions ont été faites. Des divergences sont apparues sur la poursuite du mouvement. Pour sa part, FORCE OUVRIERE a proposé de nouveau une journée de grève franche interprofessionnelle de 24 heures.

 A ce stade de la discussion, il a été convenu que pour déterminer la forme donnée à la poursuite de la mobilisation, les organisations syndicales attendraient d’avoir fait le bilan du 1er mai.

 C’est dans ces conditions que l’intersyndicale a convenu de se revoir ce 4 mai.
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