actualité syndicale

Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /2009 09:25




Le mouvement est suspendu après la signature d’un accord qui reprend les revendications portées depuis un mois et demi par les travailleurs. Il a permis notamment d’acter les 200 euros d’augmentation salariales.


La grève générale va être suspendue en Guadeloupe après la signature cette nuit d’un protocole appelant «à la reprise de l'activité normale» entre l’Etat et le collectif LKP regroupant notamment l’ensemble des syndicats de l’île, dont FO. Après un mois et demi, ce texte récapitule les avancées obtenues par rapport aux 146 revendications portées par le collectif, notamment pour accroître le pouvoir d'achat de la population.

L’accord salarial «Jacques Bino», du nom de syndicaliste mort le 18 février, qui prévoit une augmentation de 200 euros des bas salaires lui est annexé. Sachant que le MEDEF a rejeté cet accord, le LKP a prévenu que toutes les entreprises auront tout intérêt à l’appliquer si elles ne veulent pas entrer de nouveau en conflit avec les travailleurs qui ne manqueront pas d’exiger d’elles les augmentations auxquelles ils ont désormais droit.

Pour le reste, le protocole de «fin de conflit», qui compte pas moins de 165 articles, acte notamment une baisse du prix des repas scolaires, une hausse de 200 euros des bourses étudiantes ainsi que l’octroi d’une «prime de solidarité active» de 200 euros aux «51.000 foyers les plus pauvres» et une autre «prime exceptionnelle» de 100 euros aux «80.000 foyers les plus pauvres». Il prévoit également un «revenu supplémentaire temporaire d'activité» (RSTA), pour une période de 36 mois, aux salariés du privé jusqu'à 1,4 SMIC inclus.

Un fonds de soutien au bénéfice des allocataires du minimum vieillesse et de l'allocation adulte handicapé doté de 3 millions d’euros sera par ailleurs mis en place. Pour soutenir le pouvoir d’achat, il est prévu l’établissement «avant la fin du mois de mars 2009», d'une liste de produits de première nécessité au sein de «100 familles de produits». A ce «chariot de la ménagère», il sera ajouté une liste de 50 produits usuels (fournitures scolaires, électroménager, pièces automobiles...).

Le mouvement a permis d’ores et déjà d’obtenir la mise en œuvre immédiate du gel du prix du pain et des loyers ainsi que la baisse des tarifs bancaires (jusqu'à 5 à 10% sur certains services), des carburants (de 43 centimes pour l'essence sans plomb et de 40 centimes pour le gazole), de l’eau (jusqu'à 10% par m3) ou des transports terrestres interurbains (-20%). Les autres points du protocole concernent l’Education, la formation, l’emploi des jeunes, la production agricole et la pêche ou encore l’aménagement du territoire et des infrastructures.

Quant au paiement des 44 jours de grève, le texte stipule que «des réunions soient organisées entre l'autorité d'emploi, les agents et les organisations syndicales représentées dans l'administration et les entreprises concernées, avant toute retenue de salaires».

Les yeux en Outre-Mer devraient désormais se tourner vers la Martinique qui entame aujourd’hui son 30ème jour de en grève générale et La Réunion où un appel à une grève générale et reconductible contre la vie chère et pour des hausses salariales vient d'être lancé.


http://www.force-ouvriere.fr/ - Jour après jour
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 10:18
Le bureau de la FGF-FO réuni ce 16 février 2009 se félicite de la déclaration interprofessionnelle du 9 février 2009. Il considère qu’après la forte mobilisation et les grèves du 29 janvier 2009, le Président de la République n’a pas apporté de réponse concrète et immédiate aux exigences et revendications légitimes des fonctionnaires et agents publics de l’Etat.

Force ouvrière rappelle que l’augmentation des traitements, les suppressions d’effectifs, la RGPP, le maintien des valeurs de la république ainsi que du Statut demeurent les principales préoccupations des fonctionnaires et de l’ensemble des salariés du public.

Pour Force Ouvrière ces questions doivent recevoir des réponses rapides et concrètes de la part du gouvernement lors de la rencontre du 18 février 2009.

Le bureau de la FGF-FO exige l’ouverture immédiate de négociations sur :

L’augmentation significative de la valeur du point et la réévaluation de l’ensemble de la grille indiciaire pour améliorer la carrière des fonctionnaires;

L’arrêt de la politique de suppressions d’emplois et un moratoire immédiat sur celles contenues dans le budget 2009;

Le retrait de projets porteurs de lourds reculs pour la population et les personnels, et qui se traduisent notamment par des délocalisations et des fermetures massives de services de proximité, et l’aggravation des conditions de travail;

Les moyens nécessaires à la pérennisation des missions publiques en lieu et place de l’actuelle politique d’austérité imposée aux services de l’Etat, aux collectivités locales et aux établissements hospitaliers;

Le bureau de la FGF-FO exige par ailleurs le retrait du projet de loi dit de mobilité et des parcours professionnels dont l’objectif principal consiste à permettre le licenciement des fonctionnaires;

Le bureau de la FGF-FO demande l’arrêt de la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui conduit à la déconstruction de l’Etat républicain et à la liquidation du service public organisant ainsi l’abandon, l’externalisation ou la privatisation de certaines missions.

Le bureau de la FGF-FO rappelle sa détermination pour le développement de services publics de qualité, dotés de tous les moyens nécessaires pour répondre aux besoins sociaux et de solidarité.

Dès ce jour, le bureau de la FGF-FO soutient toutes les actions en cours dans la Fonction publique ainsi que celles menées par les syndicats FO en Outre-mer et appelle l’ensemble de ses structures à se mobiliser et à s’inscrire pleinement dans la journée d’action interprofessionnelle du 19 mars prochain en demandant à tous les fonctionnaires et agents publics d’en assurer la réussite par la grève et les manifestations.
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 10:13
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /2009 10:07
Après la Guadeloupe et la Martinique, le conflit salarial atteint la Réunion et la Guyane. Et toujours pas de réponses concrètes du gouvernement qui semble miser sur un pourrissement du mouvement.

Près d’un mois de grève générale en Guadeloupe et toujours pas d’issue en vue. Lancé le 20 janvier à l’appel de l’«union contre l’exploitation outrancière – Liyannaj kont pwofitasyon (LKP) qui regroupe une cinquantaine d’organisations syndicales, dont FO, d’associations – le mouvement bute notamment sur l’augmentation de 200 euros des bas salaires et des minima sociaux. Une revendication à laquelle le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Yves Jégo, avait accédé sur place le 8 février, avant d’être désavoué deux jours plus tard par le Premier ministre, François Fillon.

Selon un pré-accord issu des négociations avec le LKP et le patronat, M. Jégo s’était engagé en effet à ce que l’Etat finance à hauteur 100 millions euros cette hausse en compensant le surcoût des cotisations salariales pour les entreprises. Mais «l'Etat ne saurait, à l'évidence, se substituer aux partenaires sociaux dans les responsabilités qui leur reviennent», avait déclaré mardi le Premier ministre, après une réunion à Matignon avec son secrétaire d’Etat. «Par contre, (l'Etat) entend tout faire pour faciliter le rapprochement des points de vue par un véritable dialogue» en proposant une médiation», avait ajouté M. Fillon. Deux haut-fonctionnaires du ministère du Travail avaient alors été dépêchés sur place pour remplacer au pied levé M. Jégo. Et cette médiation a fait long feu depuis. «Ils ne savent pas de quoi ils parlent. On dirait que ce sont des gens qu’on a récupéré dans le métro et à qui on aurait dit: "venez avec nous il y a un souci en Guadeloupe!"», a ironisé vendredi sur Europe1 le secrétaire général de FO-Guadeloupe, Max Evariste, après que le LKP a claqué la porte des négociations avec ces haut-fonctionnaires.


Résultat, la grève s’est durcie encore un peu plus sur l’île où une manifestation a réuni samedi 50.000 personnes contre «la vie chère». Après les stations service, les commerces, les écoles, la paralysie a gagné l’aéroport et des barrages routiers pourraient être dressés dès aujourd’hui. Le LKP a précisé les discussions ne reprendront qu'à condition que le gouvernement signe le pré-accord du 8 février avec le patronat.

Et le conflit fait tache d’huile dans les autres départements d’Outre-mer (DOM). La Martinique entame ainsi son 12ème jour de grève générale sur les mêmes motifs et à l’appel là bas aussi d’un collectif rassemblant l’ensemble des syndicats. Bien que située à plusieurs dizaines de milliers de kilomètres de là, la Réunion a fait écho également aux revendications des Antilles avec un appel à une grève générale avec manifestations le 5 mars qui a été lancé la semaine dernière par une union ad hoc la quasi-totalité des syndicats et d’organisations associatives et politiques.

Tous ont le soutien des centrales syndicales, en particulier de FO. «Les salariés des DOM réclament tout simplement le droit au respect et à vivre normalement», a déclaré vendredi la confédération qui «exige du gouvernement et du patronat qu’ils prennent en compte les revendications et rappelle que les collectivités d’Outre Mer ne sont pas des cartes postales mais bien des lieux de vie où résident des femmes et hommes avec leurs préoccupations quotidiennes et leurs besoins». Or, à ce jour, déplore FO, «aucune issue correcte n'a été trouvée pour apaiser un conflit dont l'origine se trouve dans la persistance d'un pouvoir d'achat très en dessous du coût de la vie». Dans les jours qui viennent, la confédération «s’adressera au 1er Ministre pour qu’il prenne toutes les dispositions nécessaires et trouve des solutions négociées à une sortie du conflit, avant que ne s’embrase la totalité de l’Outre Mer» dans la mesure où, après la Guadeloupe et la Martinique, «les annonces faites par la Réunion et ce qui pourrait advenir en Guyane» semblent «laisser le gouvernement indifférent». Et FO de le mettre en garde sur une possible extension du conflit à la métropole, en référence à l’appel de tous les syndicats à une nouvelle mobilisation interprofessionnelle sur le pouvoir d’achat et l’emploi le 19 mars devant faire suite au 29 janvier.
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 09:01
COMMUNIQUÉ CONFEDERAL DATÉ DU JEUDI 5 FÉVRIER 2009 :

Le bureau confédéral de Force Ouvrière affirme que rien de concret et d’immédiat n’a été annoncé par le président de la République en matière de salaires, d’emploi et de services publics, les trois revendications au cœur de la journée de mobilisation du 29 janvier 2009.

Pour FO, ces trois thèmes devront être sur la table des discussions le 18 février. Sur la question de la répartition des richesses, Force Ouvrière rappelle que le moyen le plus simple et le plus rapide de changer la donne est d’augmenter les salaires puisque « le compte n’y est pas ». Compte tenu des récentes déclarations du MEDEF, les discussions en la matière risquent de ne pas démarrer.

Force Ouvrière rappelle par exemple qu’il est de la seule responsabilité de l’Etat de donner un coup de pouce au SMIC.

S’agissant de l’emploi et de l’absence de prévisions sur l’effet du plan de relance de 26 milliards, Force Ouvrière rappelle la nécessité d’un plan de relance pour la consommation et l’urgence de légiférer sur les contreparties exigées des entreprises percevant des aides publiques.

Force Ouvrière ne comprend pas comment le président peut, en même temps, agréer la convention d’assurance chômage et vouloir remédier à ses insuffisances, particulièrement en matière de précarité et de chômage des jeunes.

S’agissant enfin du secteur public, Force Ouvrière n’accepte pas le maintien de la diminution des effectifs dans le secteur public.

En conclusion : aujourd’hui, rien ; demain, peut-être, si les salariés avec leurs syndicats maintiennent la pression.


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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /2009 10:28
Le secteur Jeunes de la Confédération FO refuse la politique du gouvernement, qui a et qui aura des répercussions et des conséquences pour la jeunesse à long terme.

Aujourd’hui, la preuve est faite que l’économie purement libérale ne répond pas aux attentes des jeunes et n’apporte pas les solutions escomptées.

En effet :

- Baisse du pouvoir d’achat;

- Incapacité à se loger dignement;

- Précarité du contrat de travail;

- Absence de perspectives d’avenir;

- Et tant d’autres...

Sont les résultats de ces choix économiques. De plus, sous couvert de gestion de crise, le gouvernement et le patronat en profitent pour mettre en place des réformes où seul le capital trouve son intérêt.

Encore une fois, ce sont les salariés et les jeunes salariés qui devront payer les pots cassés.

FO Jeunes n’accepte pas la volonté affichée par certains d’affaiblir notre droit social et nos acquis en attaquant notamment le droit du travail, les conventions collectives, les accords de branche et le syndicalisme libre et indépendant.

Pour tout cela, FO Jeunes est cosignataire de l’appel commun des organisations de jeunesse : « Crise : nous ne serons pas la génération sacrifiée » de l’UNEF.
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 09:39




Alors que les annonces de suppressions d’emploi se multiplient, que le taux du chômage remonte à une allure galopante, que les mauvais chiffres se succèdent en matière d’activité économique, que les salariés vivent chaque jour une situation de plus en plus difficile, le gouvernement se réunit en Comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires (CIACT) pour mettre en musique les mesures d’investissement annoncées en décembre dans le cadre du plan de relance.

Pour Force Ouvrière, il n’est pas contestable qu’un effort est nécessaire en faveur de l’investissement public. Toutefois, la réunion interministérielle du 1er février n’apporte rien de plus par rapport aux annonces précédentes, il s’agit essentiellement de répartir l’enveloppe annoncée en décembre sur des chantiers qui figuraient déjà pour la plupart dans les Contrats de Projets Etat Région.

Pour le gouvernement, il s’agit donc principalement de communiquer sur une relance qui exclut les salariés, dont le mécontentement s’est puissamment exprimé dans la rue lors de la journée d’action du 29 janvier. Il n’apporte aucune réponse concrète sur les questions d’emploi et de pouvoir d’achat ; pire, il demande aux salariés de se serrer les coudes alors que la crise empire de jour en jour.

Pour Force Ouvrière, le fossé se creuse entre le ressenti des salariés et la rigidité du gouvernement dans une politique d’investissement qui risque de rester sans effet si elle reste privée d’un soutien à la consommation. L’absence de toute mesure en faveur des salariés est particulièrement choquante alors que l’affaiblissement continu des revenus salariaux se trouve à l’origine d’une explosion de l’endettement des ménages qui a nourri le développement de la finance et engendré la crise financière.
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 11:03


On le savait, le gouvernement n'entend pas relancer l'économie en crise par un soutien à la consommation, aucune des mesures annoncées ne concerne donc un augmentation du traitement des agents publics de la Fonction Publique Territoriale.

Rien concernant notre "pouvoir d'achat", donc.


Le plan a plusieurs axes, dont certains concernent le Pas-de-Calais :

-rénover les prisons et les bâtiments du ministère de la justice,
-rénover la cathédrale d'Arras, l'église de Calais, les remparts de Montreuil, le CDN de Béthune,
-entreprendre des travaux à la nécropôle d'Ablain-saint-Nazaire,
-dépolluer une friche industrielle,
-les travaux de rénovation des universités et d'amélioration des logements étudiants ne concernent que le Nord,
-une couche de bitume sera appliquée sur la RN47,
-une déviation de la RN17 au niveau de Thélus-Vimy,
-un raccordement ferroviaire de Saint-Laurent-Blangy est prévu,
-le tracé du canal du Nord à Havrincourt sera modifié,
-la maison du Louvre à Lens sera en partie financée,
-une centrale solaire à Loos-en-Gohelle également.

Voilà qui devrait permettre d'améliorer le quotidien des agents publics de la FPT dans notre département !
Pouvoir d'achat, vous êtes impatients ? Vous le resterez !!


Le gouvernement nous invite à nous serrer les coudes, les salariés sont invités à être solidaires de leur patron...Cette position est évidemment incompatible avec les valeurs de FO.

Il semble que nous ayons surtout à nous serrer...la ceinture !

lire le plan :
partie 1
partie 2
partie 3

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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /2009 11:04




LENS


À l'appel des organisations syndicales, la manifestation interprofessionnelle a été largement suivie, hier à Lens. Emploi, défense du service public, pouvoir d'achat, retraite et maintien des postes dans les écoles étaient au coeur des revendications.
Un premier cortège a traversé les artères de Lens hier matin, afin de préparer le départ pour la manifestation de Lille.

L'après-midi, l'Union départementale du syndicat Force ouvrière appelait à manifester au départ de la place de la Gare. Quatre cents personnes sont arrivées en autocar de Calais, Boulogne, Saint-Omer et Isbergues, tandis qu'une foule de manifestants les attendait pour défiler jusqu'à la sous-préfecture. La sono embarquée dans la voiture ouvreuse crachait des titres comme Merci patron, des Charlots, ou Argent trop cher, de Téléphone. Le temps de réunir toutes les forces vives et à 15 h un millier de personnes empruntaient la rue de la Gare, la place Jaurès puis le boulevard Basly. Musique, pétards, sifflets, sirène, banderoles, drapeaux, slogans...

Tout l'arsenal y est passé pour se faire entendre.

La manifestation a réuni une multitude de corps de métiers : postiers, hospitaliers, vétérinaires, enseignants, « métallos », salariés du secteur automobile (même si la FM de Douvrin est à l'arrêt), agents territoriaux de la fonction publique, mais aussi parents et enfants unis contre les suppressions de postes dans les écoles.

Des chiffres éloquents

S'il a été impossible de connaître le pourcentage de grévistes chez EDF et GDF, à l'inspection académique de la circonscription, regroupant les écoles maternelles et primaires de Lens, Loison et Éleu, Mme Birou, inspectrice, a dénombré « 54 % d'enseignants grévistes.
Treize écoles sont fermées ce jeudi, dont dix à Lens ».

À la SNCF, la grève a été très suivie, mais sans d'incidences majeures sur le trafic. Il faut dire que les usagers avaient pris les devants. « Ayant informé les voyageurs en amont, nous n'avons pas vu grand monde dans les trains ce matin, explique Nathalie Toussaint, chargée de la communication. Nous avons ajouté cinquante TER dans le Nord - Pas-de-Calais par rapport au plan de transport prévu et nous n'avons noté aucune perturbation particulière. » Chez les postiers, la CGT a transmis les données de la direction : « Nous n'avons jamais vu cela ! Pour la distribution du courrier nous comptabilisons 85 % de grévistes à Lens, 100 % à Éleu (20 % sur la tournée en voiture), plus de 50 % à Wingles et 65 % à Avion - Vimy - Méricourt. Le mouvement a été très suivi aux guichets et des débrayages ont été annoncés chez Arvato, à la plateforme des colis de Carvin et chez Marigny & Joly. Côté France Telecom, 30 % de grévistes étaient enregistrés dans une partie du service, 100 % à l'UPR (une unité technique) et un préavis avait été lancé chez Orange à Lens. » •

PAR FRÉDÉRIC CAMUS
source : la voix du nord

ARRAS :

Débrayage très suivi au CHA, notamment à l'appel de FO, pour lutter contre la casse de l'Hôpital Public. La route devant l'hôpital a été bloquée à plusieurs reprises.

BOULOGNE :

La manifestation interprofessionnelle et intersyndicale organisée le matin a rassemblé 8000 personnes (4500 selon la police). Les territoriaux FO de Boulogne, de Saint martin, et de tout le Boulonnais ont été fortement mobilisés et ont animé le cortège, marquant leur détermination à voir les revendications aboutir « contre la casse sociale » ! Ils ont également répondu présents pour la manifestation départementale organisée à Lens l'après midi.

CALAIS.

Hier, les Calaisiens ont longuement battu le pavé. Mais pas ensemble et pas à la même heure. La CFTC, FO, FSU, SOLIDAIRES et l'UNSA appelaient à manifester dès 9 h 15. La CFDT et la CGT, à 14 heures. C'est l'incompréhension qui dominait parmi les manifestants.
Deux manifestations pour le prix d'une, dans un flot désuni. C'est ce que proposaient les syndicats calaisiens hier. La CFDT et la CGT ont choisi la place Crèvecoeur, à 14 heures. Les autres, plus matinaux, se sont réunis dès 9 h 15 sur la place de l'hôtel de ville. Dans la matinée, la CGT avait pris la tête du cortège. Loin devant FO, la CFTC, ou SUD. Les lycées du Détroit et Coubertin se sont joints aux syndicats.

******

NOUS ATTENDONS AVEC IMPATIENCE LA REACTION DU GOUVERNEMENT, il est clair pour les territoriaux FO du Pas de Calais que nous n'allons pas nous arrêter à des déclarations stériles ou de vaines promesses.
CE N'EST PAS AUX SALARIES DE PAYER LEUR CRISE !!


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Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /2009 10:17



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