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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /2009 10:24
Lu dans la gazette des communes :

La "prime à l'assiduité des fonctionnaires" proposée par le président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale dans un rapport pour "optimiser la dépense publique", "jette l'opprobre sur les fonctionnaires", a déploré le 15 octobre FO, dénonçant "une prime à la bonne santé".

"Dans le même temps où l'on veut surtaxer les malades (forfait hospitalier, déremboursements, etc.), on gratifierait les bien portants" dans la fonction publique parce qu'ils sont moins souvent en arrêt-maladie, affirme le communiqué de FO, qui ne parle cependant pas de discrimination.

Le président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale Jean-Luc Warsmann (UMP) a proposé mercredi une série de 50 mesures d'économie, dans un rapport visant à "optimiser la dépense publique". La proposition 18 consiste à "mettre en oeuvre une incitation financière à l'assiduité dans la fonction publique" pour "chaque agent n'ayant bénéficié d'aucun arrêt de travail, afin de l'intéresser à sa propre assiduité".

"Cela n'existe nulle part, même pas dans le privé", a déclaré Anne Balthazar, secrétaire générale des fonctionnaires FO. Par ailleurs, "cette proposition jette l'opprobre sur les fonctionnaires, en laissant sous-entendre - une nouvelle fois, une fois de trop ? - que leurs arrêts de travail seraient de complaisance", affirme le communiqué de FO.

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Communiqué de Presse de la Fédération Générale des Fonctionnaires FO :

 
Un rapport parlementaire invente la prime à la bonne santé des fonctionnaires

A quelques jours du début de l'examen du projet de loi de finances pour 2010, le président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale a choisi de rendre public ce mercredi 14 octobre un rapport visant à "optimiser la dépense publique".

L'une des propositions a recueilli les premières faveurs des medias puisque le député propose de retirer la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) du bouclier fiscal.

Parmi les 50 autres propositions du rapport - qui souligne que "la France est au pied du mur" et appelle au "sursaut" en suggérant la tenue d'un "sommet national de la dette publique" - figurent la mise en place dès 2011 de la retenue à la source pour l'impôt sur le revenu, et ... la mise en œuvre d'une "incitation financière à l'assiduité" dans la fonction publique !

Il s'agirait de « mettre en place une prime positive d'assiduité à chaque agent, n'ayant bénéficié d'aucun arrêt de travail, afin de l'intéresser à sa propre assiduité ».

De qui se moque-t-on !

Dans le même temps où l'on veut surtaxer les malades (forfait hospitalier, déremboursements etc.) on gratifierait les bien-portants !

Pour la FGF-FO, cette proposition jette l'opprobre sur les fonctionnaires, en laissant sous-entendre - une nouvelle fois, une fois de trop ? - que leurs arrêts de travail seraient de complaisance !

Plutôt que la création d'une prime d'intéressement à la bonne santé des fonctionnaires, nos parlementaires feraient mieux de s'intéresser dans le PLF 2010, à donner les moyens nécessaires à la Fonction publique y compris en matière de prévention de la santé et de la sécurité des agents !

Face à ce nouvel affront, la FGF-FO propose l'incitation à la mobilisation syndicale et au passage à l'action revendicative dans la fonction publique !

Paris le 15 octobre 2009

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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 09:49

Pouvoir d’achat

LES SALAIRES GELÉS COMME JAMAIS DEPUIS 30 ANS

 

Les entreprises ont profité en 2009 de la crise pour ne pas augmenter les rémunérations de leurs personnels… aidées par un gouvernement qui a refusé de véritables revalorisation pour les fonctionnaires et de donner un coup de pouce au SMIC.

 

 

Sale temps pour les salaires ! Deux études viennent de confirmer que les augmentations des rémunérations sont tombées à un niveau historiquement bas cette année et elles ne prévoient aucune embellie en 2010.

 

Selon une enquête publiée le 9 septembre par le cabinet Hewitt Associates et portant sur 69 sociétés (tous secteurs d'activité confondus) représentant 721.058 salariés, les hausse de salaire sont au plus bas depuis trente ans et resteront encore très faibles en 2010. «C'est la première fois qu'un taux d'augmentation moyen inférieur à 3% est observé», note cette étude annuelle, selon laquelle «les taux d'augmentation n'ont jamais été aussi faibles depuis une trentaine d'années». En 2009, «les entreprises appliqueront des augmentations moyennes de l'ordre de 2,8%», soit 1 environ point de moins que les prévisions établies un an auparavant. Avec une progression de 2,4% en moyenne, les ouvriers, les employés, les agents de maîtrise et les commerciaux resteront les plus touchée par de faibles hausses de salaires. Pour les cadres (toutes catégories confondues), le taux devrait avoisiner en moyenne 2,6%.

 

D’après l’autre étude diffusée celle-là lundi par le cabinet Mercer, quelque 33% des entreprises ont appliqué en 2009 un gel des salaires pour les cadres hors ventes, 35% pour les employés, 36% pour le management, 38% pour les cadres commerciaux les ouvriers, 42% pour les cadres supérieurs et 47% pour les cadres dirigeants. Cette année, les faibles taux d’augmentation salariale (revalorisations générales et individuelles comprises) affectent toutes les catégories professionnelles. Et ce sont les ouvriers qui se retrouvent parmi les catégories les plus touchées avec une hausse du taux médian de 1,6% (Le taux médian étant la valeur qui sépare l'échantillon en deux parties égales, 50% des salariés sont au-dessus, 50% en dessous). Pour 2010, 21% des entreprises prévoient un gel des salaires pour leurs cadres supérieurs, 22% pour leurs cadres commerciaux et leurs employés, 24% pour leurs ouvriers, toujours selon cette enquête. Pour le reste, les entreprises prévoient l’an prochain des hausses plus importantes mais elles resteront très inférieures aux années précédentes. Seul un quart des entreprises comptent dépasser les 3% d'augmentation. Le taux médian pour les ouvriers, le plus faible de l'ensemble des catégories professionnelles, devrait s'élever à 2%.

 

Afin de justifier la stagnation des salaires, les d’entreprises, en difficulté ou non, invoquent le repli du taux d’inflation alors que ce reflux s’explique surtout par la baisse des prix du de l’énergie (pétrole) qui sont d’ailleurs repartis à la hausse. Selon les derniers chiffres de l’INSEE datant du 15 septembre, l'indice des prix à la consommation a augmenté de 0,5% après trois mois de baisse. Bien entendu, les employeurs l’expliquent également par le contexte de crise. Une crise qui a bon dos et sur laquelle le gouvernement a décidé tout autant de surfer puisqu’il donne lui-même le mauvais exemple. Ainsi, il a accordé cette année aux fonctionnaires une hausse de 0,8% seulement (+0,5% au 1er juillet. Et + 0,3% au 1er octobre). De même, il aurait pu donner le LA pour 2010, en octroyant un «coup de pouce» au SMIC, dont la hausse a été limitée en 2009 au minimum légal (+1,3%) pour la troisième année consécutive. Mais le gouvernement s’y est d’ores et déjà refusé, estimant «devoir désormais préparer l'après-crise», dixit le projet de loi de finances 2010.

source : http://www.force-ouvriere.fr/

 

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