Après plusieurs réunions, les organisations françaises membres de la CSI (CGT, CFDT, FO, CFTC) ont décidé d’organiser à Paris (la France présidant l’Union européenne), sur le parvis des Droits de l’homme, un rassemblement au cours duquel les secrétaires généraux des confédérations feront une brève intervention, ainsi que le Secrétaire général de la CSI et le Secrétaire général de la CES.
Quelques artistes et groupes musicaux concluront ce rassemblement. Un communiqué intersyndical spécifique a été adopté et diffusé à cet effet.
Le 17 juin, jour de la manifestation CGT-CFDT après l’accord sur la représentativité et le temps de travail, le Secrétaire général de la CGT a annoncé que le 7 octobre serait un grand rendez-vous interprofessionnel. À l’époque, nous avions déjà dit que nous ne souhaitions pas mélanger les choses. À la rentrée, la CGT a confirmé qu’il fallait faire du 7 octobre une journée de mobilisation interprofessionnelle.
Pour Force Ouvrière, le 7 octobre doit rester une journée de solidarité internationale. Le transformer est inopportun et apparaît comme une journée de rentrée sociale pour solde de tout compte. À Force Ouvrière, nous considérons qu’une mobilisation interprofessionnelle est effectivement indispensable, comme nous l’avons réaffirmé dès la mi-août. Pour qu’elle soit réussie, une action commune, ou unité d’action, la plus large possible est nécessaire.
Et pour que l’action commune soit efficace, trois conditions sont nécessaires:
– un accord sur la ou les revendications;
– un accord sur les modalités d’action;
– un accord sur la date.
C’est en ce sens que nous prenons contact avec les autres confédérations et que nous vous tiendrons informés des résultats de ces contacts.
À Force Ouvrière, nous considérons qu’en l’état actuel des choses une manifestation de plus n’est pas l’objectif souhaitable. Nous proposons à la discussion une journée de grève interprofessionnelle avec pour objectif de «bloquer le pays». Au passage, c’est aussi une manière de montrer que la grève est visible.
Nous considérons aussi que la question du pouvoir d’achat des salariés doit être centrale.
En attendant, dans de nombreux secteurs des actions sont programmées: Poste, enseignement, préfecture, défense nationale, fonction publique notamment, actions que nous soutenons, bien entendu.
Complémentairement, nous sommes allés discuter avec la CGPME des modalités possibles de mise en place d’une prime transport.
Il faut d’ailleurs souligner – ironie ou hasard – que le MEDEF a refusé cette réunion, suivi par la CGT et la CFDT, ce qui au passage montre bien la nécessité de poser la question de la représentativité des organisations patronales.
Quoi qu’il en soit, nous défendrons jusqu’au bout cette prime transport auprès du gouvernement qui doit trancher d’ici à la fin du mois, en demandant en particulier qu’elle soit obligatoire et non facultative.
Il est également évident que la perspective des élections prud’homales ne facilite pas de réelles convergences d’actions syndicales.
Ce n’est pas une raison pour ne pas les envisager, mais sur des bases claires.
En tout cas, la CGT-Force Ouvrière restera fidèle à elle-même: déterminée et libre de son comportement.
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Le 23 juin 2008, le gouvernement a lancé sa campagne de communication à propos de ses mesures en faveur du pouvoir d’achat dont le slogan est « Vous êtes
impatients. Nous aussi ». On connaît le coût de cette campagne publicitaire, il est de 4,33 millions d’euros dont 4 millions pour l’achat d’espaces publicitaires.
"Il ne s'agit pas de "lâcher le front des retraites" mais d'un désaccord sur le fond et sur la tactique.
Sur les retraites, seule une journée de grève interprofessionnelle public/privé peut faire reculer le gouvernement. La CFDT refuse de manifester avec les salariés du secteur public et refuse d'appeler à une grève "pour ne pas gêner" !! Sur le fond, elle juge les 41 ans négociables avec compensations. Pas Force ouvrière !
Sur les 35 heures, c'est la "position commune", signée par la CFDT et la CGT, qui a ouvert la porte à la possibilité de déroger au contingent annuel d'heures supplémentaires, entreprise par entreprise. C'est un recul vis-à-vis des accords négociés dans les branches.
Le gouvernement s'engouffre dans la brêche, profitant de l'occasion. Du coup, les deux signataires veulent transformer la journée du 17 juin en journée 35 heures + retraites, oubliant que ce sont eux qui ont permis ce mauvais coup. Ne peuvent-ils faire l'effort de retirer leur signature sur ce qui permettrait de rediscuter sur la base :
Sinon, sur quoi serons-nous d'accord pour manifester ?"