Vendredi 12 septembre 2008
          Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. C’est en décembre 2007 que fut décidée, dans le cadre de la Confédération syndicale internationale, l’organisation d’une journée mondiale pour le travail décent le 7 octobre 2008. Il s’agit, dans le maximum de pays, de faire connaître la revendication d’un travail respectueux des normes internationales. C’est ce que nous appelons à Force Ouvrière un vrai travail, avec un vrai salaire et une vraie protection.

           Après plusieurs réunions, les organisations françaises membres de la CSI (CGT, CFDT, FO, CFTC) ont décidé d’organiser à Paris (la France présidant l’Union européenne), sur le parvis des Droits de l’homme, un rassemblement au cours duquel les secrétaires généraux des confédérations feront une brève intervention, ainsi que le Secrétaire général de la CSI et le Secrétaire général de la CES.
       
       Quelques artistes et groupes musicaux concluront ce rassemblement. Un communiqué intersyndical spécifique a été adopté et diffusé à cet effet.

          Le 17 juin, jour de la manifestation CGT-CFDT après l’accord sur la représentativité et le temps de travail, le Secrétaire général de la CGT a annoncé que le 7 octobre serait un grand rendez-vous interprofessionnel. À l’époque, nous avions déjà dit que nous ne souhaitions pas mélanger les choses. À la rentrée, la CGT a confirmé qu’il fallait faire du 7 octobre une journée de mobilisation interprofessionnelle.

         Pour Force Ouvrière, le 7 octobre doit rester une journée de solidarité internationale. Le transformer est inopportun et apparaît comme une journée de rentrée sociale pour solde de tout compte. À Force Ouvrière, nous considérons qu’une mobilisation interprofessionnelle est effectivement indispensable, comme nous l’avons réaffirmé dès la mi-août. Pour qu’elle soit réussie, une action commune, ou unité d’action, la plus large possible est nécessaire.

           Et pour que l’action commune soit efficace, trois conditions sont nécessaires:

– un accord sur la ou les revendications;
– un accord sur les modalités d’action;
– un accord sur la date.


         C’est en ce sens que nous prenons contact avec les autres confédérations et que nous vous tiendrons informés des résultats de ces contacts.

          À Force Ouvrière, nous considérons qu’en l’état actuel des choses une manifestation de plus n’est pas l’objectif souhaitable. Nous proposons à la discussion une journée de grève interprofessionnelle avec pour objectif de «bloquer le pays». Au passage, c’est aussi une manière de montrer que la grève est visible.

Nous considérons aussi que la question du pouvoir d’achat des salariés doit être centrale.

En attendant, dans de nombreux secteurs des actions sont programmées: Poste, enseignement, préfecture, défense nationale, fonction publique notamment, actions que nous soutenons, bien entendu.

Complémentairement, nous sommes allés discuter avec la CGPME des modalités possibles de mise en place d’une prime transport.

Il faut d’ailleurs souligner – ironie ou hasard – que le MEDEF a refusé cette réunion, suivi par la CGT et la CFDT, ce qui au passage montre bien la nécessité de poser la question de la représentativité des organisations patronales.

Quoi qu’il en soit, nous défendrons jusqu’au bout cette prime transport auprès du gouvernement qui doit trancher d’ici à la fin du mois, en demandant en particulier qu’elle soit obligatoire et non facultative.

Il est également évident que la perspective des élections prud’homales ne facilite pas de réelles convergences d’actions syndicales.

Ce n’est pas une raison pour ne pas les envisager, mais sur des bases claires.

En tout cas, la CGT-Force Ouvrière restera fidèle à elle-même: déterminée et libre de son comportement.
par territoriaux FORCE OUVRIERE pas de calais publié dans : actualité syndicale communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
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