outils de négociation

Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /2009 09:59
Comme chaque année, le ministère des finances met en ligne les comptes des collectivités de l'année 2008. Ces informations peuvent être d'un eimportance cruciale dans nos négociations !

accès aux comptes 2008
Par territoriaux FORCE OUVRIERE pas de calais - Publié dans : outils de négociation
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /2008 12:00
Un nouveau bulletin est disqponible  :  la formation professionnelle "tout au long de la vie". Il est complet, même si dans cette matière, il est difficile d'être exhaustif...

lire ce bulletin...
Par territoriaux FORCE OUVRIERE pas de calais - Publié dans : outils de négociation
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /2008 12:04

1ère QUESTION : Parmi les mesures suivantes évoquées par Nicolas Sarkozy dans le cadre de la réforme de la Fonction publique,quelle est celle qui vous paraît prioritaire ?

REPONSES :
46 % - Revaloriser le niveau de salaire
19 % - Faciliter la mobilité d'une administration à l'autre
16 % - Diversifier les modes de recrutement
11 % - Instaurer la rémunération au mérite
5 % - Ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux
3 % - Ne se prononce pas

 

2ème QUESTION : Avez-vous le sentiment que, de manière générale, la rémunération des fonctionnaires

- est trop (ou beaucoup) faible : 64 %
- est trop (ou beaucoup) forte : 5 %
- normale : 25 %
- ne se prononce pas : 6 %

Et durant la « Semaine de la Fonction publique », le gouvernement propose généreusement + 0,5 % pour l'année 2008
 
Par territoriaux FORCE OUVRIERE pas de calais - Publié dans : outils de négociation - Communauté : syndicats FORCE OUVRIERE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /2008 12:55




Selon la DGCL, les primes représentent, en moyenne, 14,2 % de la rémunération des titulaires. Elles gagnent du terrain.



Opacité. C’est le terme qui revient le plus souvent quand on évoque les primes des fonctionnaires. Dans la fonction publique territoriale, leur montant ne faisait jusqu’à présent l’objet que d’une vague estimation, entre 10 et 15 % de la rémunération totale des personnels. La direction générale des collectivités locales (DGCL) fournit des données précises à partir des bilans sociaux des collectivités locales de 2001. Ainsi, la réalité se rapproche de l’estimation haute régulièrement avancée. Les indemnités représentent 14,2 % de la rémunération totale des titulaires et seulement 7,8 % de celle des non-titulaires. Selon la DGCL, un tiers des indemnités, soit 4,3 % sur les 14,2 %, correspondent à des avantages acquis avant 1984, maintenus au moment de la création de la FPT. La nouvelle bonification indiciaire représente, quant à elle, 0,7 % de la rémunération. La majeure partie des primes relève de l’article 88 de la loi du 26 janvier 1984, permettant aux collectivités locales de fixer les régimes indemnitaires dans la limite de ceux dont bénéficient les fonctionnaires de l’Etat.


LE TEXTE :

Article 88
(Modifié par Loi n°2006-437 du 14 avril 2006 - art. 7 (V) JORF 15 avril 2006)

L'assemblée délibérante de chaque collectivité territoriale ou le conseil d'administration d'un établissement public local fixe, par ailleurs, les régimes indemnitaires dans la limite de ceux dont bénéficient les différents services de l'Etat. L'assemblée délibérante de la collectivité territoriale ou le conseil d'administration de l'établissement public local peut décider de maintenir, à titre individuel, au fonctionnaire concerné, le montant indemnitaire dont il bénéficiait en application des dispositions réglementaires antérieures, lorsque ce montant se trouve diminué soit par l'application ou la modification des dispositions réglementaires applicables aux services de l'Etat servant de référence, soit par l'effet d'une modification des bornes indiciaires du grade dont il est titulaire.

Toute commune classée station classée de tourisme au sens de la sous-section 2 de la section 2 du chapitre III du titre III du livre Ier du code du tourisme (1) peut être surclassée dans une catégorie démographique supérieure, par référence à sa population totale calculée par l'addition de sa population permanente et de sa population touristique moyenne, cette dernière étant calculée selon les critères de capacité d'accueil établis par décret.

Toute commune ou tout établissement public de coopération intercommunale compétent comportant au moins une zone urbaine sensible définie au 3 de l'article 42 de la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire peut être surclassé dans une catégorie démographique supérieure par référence à la population totale obtenue en multipliant par deux la population des zones urbaines sensibles ou des parties de zones urbaines sensibles de la commune.


 
Par territoriaux FORCE OUVRIERE pas de calais - Publié dans : outils de négociation
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 26 décembre 2007 3 26 /12 /2007 11:49

Sources :

_loi n°84-594 du 12 juillet 1984, articles 1 à 7,

_décret n°2007-196 du 13 février 2007,

_arrêté du 19 juin 2007,

_circulaire du 16 avril 2007.

 

 

En bref :

La loi n°2007-209 du 19 février 2007 relative à la fonction publique territoriale est venue modifier en profondeur les droits des agents territoriaux en matière de formation. La formation professionnelle des territoriaux se nomme désormais, comme pour les salariés du Privé, « formation professionnelle tout le long de la vie ». Les actions de formation sont divisées en 5 catégories, et peuvent intervenir soit à la demande de l’agent, soit à la demande de l’employeur. Toutes les formations doivent être inscrites au plan de formation, négocié en CTP.

Le congé de formation professionnelle disparaît, et est remplacé par un DIF, Droit individuel à la Formation, de 20 heures par an cumulables sur six ans, soit 120 heures maximum… La loi crée également le livret individuel de formation, et le bilan de compétence.

 

Les actions de formation obligatoires :

 

Ces formations sont prévues par les statuts particuliers, c’est-à-dire que les décrets de chaque grade :

 

1.les formations d’intégration : cette formation est prévue pour tous les fonctionnaires territoriaux, il s’agira d’acquérir un socle minimum de connaissance de l’environnement territorial.

2.les actions de professionnalisation : couvrant « toute la vie professionnelle » de l’agent, il s’agit d’accompagner l’agent dans sa prise de responsabilité.

 

Les actions de formation facultatives :

 

Ces formations peuvent être suivies à l’initiative de l’agent ou de l’employeur :

 

1.la formation de perfectionnement : elle a pour but de permettre le développement des compétences de l’agent ou l’acquisition de nouvelles compétences. Les actions de formation suivies dans ce cadre doivent être prévues au plan de formation.

2.la formation de préparation aux concours et examens de la Fonction Publique : il s’agit des formations de préparation aux concours et exam pro de toute la Fonction Publique (pas que de la FPT).

3.la formation personnelle : formation qui répond aux souhaits de l’agent dans le cadre de son projet professionnel.

4.la lutte contre l’illettrisme et pour l’apprentissage de la langue française.

 

 

 

LE DROIT INDIVIDUEL A LA FORMATION.

 

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un droit ouvert pour chaque agent, dans le but de se former. Chaque année, chaque agent dispose d’un quota de 20 heures destiné à la formation, qu’il peut en quelque sorte soit « consommer », soit « épargner ». Le maximum de droits cumulables s’élève à 120 heures (soit 6 ans de patience !!)

 

Chaque agent dispose d’un « livret de formation » qui reprend la liste de toute les formations suivies.

Par territoriaux FORCE OUVRIERE pas de calais - Publié dans : outils de négociation
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 26 décembre 2007 3 26 /12 /2007 11:45



La nouvelle note de conjoncture de Dexia Sofcap (assureur des collectivités territoriales), qui analyse l'absentéisme pour raison de santé dans la Fonction Publique Territoriale sur la période 1998-2005, se penche, pour la première fois, sur de nouveaux facteurs. On y découvre -entre autres-, que l'âge influe sur la gravité des accidents de services et que le risque de longue maladie est décuplé après 50 ans.


Tout d'abord, souligne cette note, dans un contexte de vieillissement des agents territoriaux (moins de 10 % ont moins de 30 ans et 62 % ont plus de 40 ans), le taux d'absentéisme s'est stabilisé autour de 8% après avoir progressé de 30 % entre 1998 et 2002. Il était de 7,9 % en 2005.

Analyse de Dexia Sofcap de l'absentéisme pour raison de santé

La maladie ordinaire, première cause des arrêts
Les premières causes d'arrêt sont la maladie ordinaire (plus de 42 % du taux d'absentéisme global) et les longues maladies et maladies « longue durée » (35 %). Ces dernières progressent de 40 % sur la période 1998-2005.

L'âge influe sur la gravité des accidents de service
Le taux d'absentéisme des hommes âgés de plus de 50 ans est deux fois supérieur à celui des hommes de moins de 30 ans et quatre fois supérieur chez les femmes. La durée moyenne des absences est presque multipliée par trois entre les moins de 30 ans et les plus de 50 ans. Avec le recul de l'âge de la retraite, ces données font de la santé durable au travail un enjeu majeur pour les collectivités territoriales estime Dexia Sofcap. .../...


Longue maladie et longue durée : un risque décuplé après 50 ans
Les absences en longue maladie et longue durée apparaissent corrélées à l'âge des agents, quel que soit leur sexe. Au-delà de 50 ans, l'absentéisme est deux à trois fois supérieur à la moyenne des autres tranches d'âge.

Des disparités hommes/femmes
Dans la Fonction Publique Territoriale, la population féminine (58 %) est sensiblement supérieure à celle des hommes (42 %). La population masculine se voit majoritairement touchée par les accidents de service tandis que les femmes enregistrent un taux d'absentéisme supérieur en maladie ordinaire. Tous âges confondus, l'absentéisme global est identique entre hommes et femmes, hors congés maternité.

L'effet filière
La maladie ordinaire est responsable de plus de la moitié du taux d'absentéisme global de la filière sanitaire et sociale. La filière administrative se caractérise, quant à elle, par un absentéisme partagé entre la maladie ordinaire et la maladie longue durée, la filière technique étant la plus impactée par les accidents de service qui y représentent 15 % du taux d'absentéisme.

En conclusion, pour Dexia Sofcap, « ces résultats montrent clairement les enjeux des ressources humaines dans la gestion des collectivités territoriales. L'adaptation des conditions de travail, la motivation et la formation doivent permettre d'anticiper la pénibilité, la fatigue ou l'usure professionnelle et ainsi maîtriser au mieux l'absentéisme, facteur clé du succès de la qualité du service rendu ».

Répartition des agents territoriaux par âge :
Moins de 30 ans < 10 %
30-39 ans +/- 28 %
40-49 ans > 35 %
Plus de 50 ans > 27 %
Par territoriaux FORCE OUVRIERE pas de calais - Publié dans : outils de négociation
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /2007 10:40


P1000432.JPG Dans son édition du 6 au 12  décembre, l'hebdomaddaire POLITIS, sous la plume de  LIEM HOANG-NGOC, Maître de conférences à l'Université de Paris-I, publie un article qui affirme la réalité de la baisse du pouvoir d'achat.

Selon l'auteur, contrairement aux affirmations du MEDEF, la baisse du pouvoir d'achat n'est pas "ressentie" mais belle et bien réelle ! LIEM HOANG-NGOC met en doute les chiffres de l'INSEE, qui ne rendent pas compte de la dégradation réellement subie par la population, notamment en raison des élèments pris en compte dans le panier de la ménagère (PC portable...)

Ainsi, l'article affirme que la répartition des revenus est devenue de plus en plus inégalitaire :

_le revenu des 10% des foyers les plus riches s'est élevée de 32% entre 1998 et 2005,
_le revenu des 90% restants n'augmentait que de 4.6%.
_7.1 millions de personnes survivent avec moins de 817 euros (seuil de pauvreté). 


L'auteur met en place un autre indicateur économique qui lui permet de conclure que le revenu salarial net moyen a stagné entre 1978 et 2000, et qu'il a baissé de 0.5% entre 2000 et 2005.

Le pouvoir d'achat aurait donc bel et bien augmenté pour les cadres et les actionnaires, la consommation des plus riches est d'ailleurs, selon lui, le seul moteur de la croissance.

Les militants FORCE OUVRIERE ne sont donc pas mythomanes...
Par territoriaux FORCE OUVRIERE pas de calais - Publié dans : outils de négociation
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /2007 14:29

 

 

Lors de sa séance plénière du mercredi 26 septembre 2007, le Conseil d’Orientation des Retraites examinait l’ « Actualisation des projections à long terme », et, à ce titre envisageait plusieurs hypothèses. Différents organismes rendaient alors un rapport destiné à orienter les débats.

La CNRACL, Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales, à laquelle sont affiliés tous les fonctionnaires territoriaux employés à plus de 28 heures par semaine, a elle aussi remis un rapport, destiné à comparer les chiffres réels aux projections issue de statistiques antérieures.

 

Les comptes financiers :

 

En 2006, 686 596 pensionnés ont reçu 10 609 millions d’euros, alors que 1 881 895 actifs cotisaient, apportant 13 191 millions d’euros dans les caisses de la CNRACL.  Le « solde technique » est donc positif de 2 582 millions d’euros.

 

Les projections faites par la CNRACL dans un précédent rapport remis au COR étaient relativement fiables, les « pronostics » sont fidèles à la réalité. Un détail important diffère néanmoins selon la CNRACL : la masse des cotisations a été inférieure aux projections. Cette erreur de projection n’est pas due aux effectifs, les experts de la CNRACL ayant bien anticipé les recrutements et les départs. L’écart de calcul vient d’une augmentation moins importante que prévue du traitement moyen !

 

Les départs en carrière longue :

 

Le nombre de départs en « carrière longue » a fortement augmenté entre 2005 et 2006, 13.1% des pensionnés partaient en bénéficiant de ce dispositif, en 2006, contre 1.3% en 2005.

 

Ainsi, 886 agents de sexe féminin ont quitté la territoriale en 2006, à un âge moyen de 58.8 ans, avec une pension moyenne de 1058.2 euros. La majeure partie d’entre elles était agent technique ou ATSEM.

 

La décote :

 

2006 est la première année d’application de la mesure de la décote, instituée par la réforme des retraites de 2003. Les nouveaux pensionnés du risque vieillesse qui ne totalisent pas le nombre suffisant de trimestres (tous régimes confondus) au titre de la durée d’assurance, subissent une minoration du montant de leur pension en fonction du nombre de trimestres manquants, de l’année de référence et d’un âge butoir.

 

Sur l’exercice 2006, le nombre de pensions subissant une minoration par la décote représente environ 10% des 47 719 liquidations du risque vieillesse de la CNRACL.  Le montant de ces pensions a, en moyenne, été minoré de 0,51%, ce qui correspond à 4,1 trimestres manquants pour atteindre la durée d’assurance.

 

Notons quand même que 2099 agents environ ont vu leur pension relevée au minimum CNRACL.

 

 

Même si les conclusions du rapport ne tendent pas dans ce sens, il est à notre sens important de noter à quel point le montant du traitement brut influe sur les retraites, et donc qu'il est indispensable d'obtenir une augmentation des traitements, à la fois pour la dignité des agents et pour l’avenir de la CNRACL.


lire l'intégralité du rapport...

Par territoriaux FORCE OUVRIERE pas de calais - Publié dans : outils de négociation
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /2007 10:09

d--prim---e--light-copy.jpg En France, les psychotropes représentent la classe de médicaments la plus prescrite, après ceux contre l’hypertension. Une tendance qui semble aller de pair avec la hausse des pathologies psychologiques. Dans les collectivités, la prévention est insuffisante et focalisée sur l’alcoolisme.
«Nous sommes de plus en plus souvent confrontés à des mal-être. » Le docteur Elisabeth Perrin-Castro, médecin du travail à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), n’est pas la seule à faire ce constat. Pression accrue, stress, précarité croissante : dans un environnement économique et social qui se dégrade, les pathologies psychologiques se multiplient, dans les collectivités locales comme ailleurs. Et, avec elles, les traitements par des psychotropes (lire l’encadré ci-contre).

Effets secondaires indésirables. En France, la consommation de ces médicaments est très élevée et concernerait environ 14 % des hommes et 25 % des femmes (selon le baromètre « Santé 2000 » établi par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé). En 2002, l’assurance maladie a remboursé plus de 150 millions de boîtes d’anxiolytiques, d’antidépresseurs, d’hypnotiques et de neuroleptiques aux assurés du régime général. Régulièrement, la communauté sanitaire s’inquiète de la prescription et de l’utilisation abusives de ces médicaments, qui induisent parfois des effets secondaires indésirables et handicapants dans la vie professionnelle : une somnolence, des troubles de la mémoire, du mouvement, du sommeil, du compor¬tement et, surtout, une accoutumance.
Ainsi, Jean-Michel Maurel, médecin conseil à Dexia-Sofcap, note que 80 % des agents territoriaux en arrêt de maladie pour pathologie lombaire sont sous anxiolytiques. Et bien qu’aucune donnée statistique ne puisse confirmer un lien de cause à effet, en même temps que le nombre de syndromes dépressifs augmente, le taux d’absentéisme s’envole dans la fonction publique territoriale : en cinq ans, il a bondi de 30 %, passant de plus de 6 % en 1998 à près de 8 % en 2002.

Fragilisation des agents. A Rennes (Ille-et-Vilaine), comme dans la majorité des villes, on s’inquiète de cette poussée. Valérie David, directrice des ressources humaines (DRH), y voit le résultat conjugué du vieillissement de la population territoriale et d’une charge mentale plus forte : « La pression induite par l’arrivée des nouvelles technologies, l’accélération du rythme du travail et l’agressivité du public ont fragilisé les personnes. Elles basculent plus vite dans un état dépressif. » La collectivité enregistre d’ailleurs une hausse des pathologies mentales. « Tout aussi préoccupant : 15 % de nos agents sont en restriction d’aptitude (*). Un pourcentage également en augmentation », relève la DRH.
Au service de la médecine préventive et professionnelle du conseil général de Seine-Saint-Denis, l’augmentation des troubles psychologiques et somatiques (troubles digestifs ou lombaires, palpitations) a motivé, en novembre 2004, le lancement d’une étude auprès de tous les agents. « Jusqu’en février, le service procède à un état des lieux sur ces troubles pour analyser leur corrélation avec l’organisation et les conditions de travail, ainsi que leur retentissement sur la santé et la prise de médicaments », explique le docteur Alain Hagège. En fonction des résultats, le service proposera à l’autorité territoriale d’engager des actions préventives.
Selon le docteur Jean-Yves Massimelli, directeur adjoint du centre de gestion des Bouches-du-Rhône, le malaise relève, dans la majorité des cas, d’un problème de gestion des ressources humaines. « Une grande part de l’absentéisme en maladie ordinaire pourrait être réduite si les conditions de travail étaient ajustées. De nombreuses personnes dépressives prenant des psychotropes sous forme de médicaments, d’alcool ou de drogues, invoquent un manque de motivation et d’inadéquation dans le travail. »

Pour anticiper les troubles du comportement liés à des syndromes dépressifs, ainsi que l’absentéisme qui en découle, l’information et la sensibilisation des agents sont à la base de toute action préventive. « Mais, constate Jean-Yves Massimelli, les élus locaux se focalisent sur l’alcool, phénomène le plus prégnant. Or il existe d’autres psychotropes moins visibles, dont certains, illicites, altèrent les capacités d’adaptation psychomotrices des individus. Nous rappelons sans cesse qu’il faut parler de toutes les substances psychoactives. » D’autant que la pluri-intoxication n’est pas rare et que les interactions entre différents psychotropes (médicaments et alcool, par exemple) peuvent en aggraver les effets secondaires. Complémentaires de l’information, les formations à la gestion du stress sont un moyen d’aider les agents les plus exposés à surmonter leur mal-être.

Mais la collectivité doit aussi s’occuper des agents absents et veiller à ne pas rompre le lien avec ceux qui sont en arrêt de maladie, surtout s’ils sont enclins au pessimisme.

Pour préparer leur retour à l’emploi, la visite de préreprise, prévue par l’article R. 241-51 du Code du travail, est un outil capital, largement sous-utilisé, voire méconnu. Or c’est seulement à sa demande ou à celle de son médecin traitant que le salarié peut en bénéficier. D’où la nécessité d’informer les agents de l’existence de cette consul¬tation et de promouvoir son utilité dans le livret d’accueil, le règlement intérieur et le journal interne. « Une note d’information peut aussi accompagner le bulletin de salaire de l’agent arrêté », suggère Jean-Yves Massimelli. Autant de signes qui montrent aux absents que la collectivité est à leur écoute et prépare les conditions de leur retour. « Bien souvent, rien n’est prêt et l’arrêt de travail se prolonge, alors que l’agent serait apte à reprendre le travail », déplore Jean-Yves Massimelli. La visite de reprise elle-même, parfois considérée comme une formalité, a souvent lieu a posteriori et non dès le retour de l’agent.
Pourtant, ces deux consultations peuvent être l’occasion de prévoir un aménagement de poste ou d’horaires de travail, voire de proposer un accompagnement psychosocial. « Mais le sous-dimensionnement du système de prévention des risques professionnels dans le secteur public permet rarement cette réactivité », souligne Jean-Yves Massimelli. Dans un contexte où la souffrance au travail se manifeste de plus en plus et où l’absentéisme grimpe en flèche, cette réactivité devrait devenir une priorité.


 

     4 grandes familles de psychotropes     
          
       
     Une substance dite « psychotrope » est susceptible de modifier l’activité psychologique et mentale. On les classe en quatre catégories. Les hypnotiques, inhibiteurs de l’éveil et de la vigilance, sont prescrits en cas de troubles du sommeil. En traitement prolongé, ils peuvent générer une dépendance. Les anxiolytiques combattent l’anxiété et le stress en suscitant un état de relâchement général des muscles. Ils entraînent une somnolence qui les rend incompatibles avec la conduite d’un véhicule et peuvent induire une dépendance en traitement prolongé. Les antidépresseurs stimulent l’humeur et l’état affectif des sujets dépressifs. Certains d’entre eux entraînent une accoutumance. Les neuroleptiques traitent les psychoses (schizophrénie, états délirants ou épisodes maniaques…). Sédatifs, ils provoquent une inhibition psychomotrice et des effets indésirables, tels que somnolence, mouvements incontrôlés, hypotension artérielle.     
 

 

     « Il n’y a pas de visibilité sur la prise de médicaments psychotropes »     
          
       
     Jean-Paul Jeannin, alcoologue et addictologue, fondateur du cabinet Arcom (*)« De nombreux travaux scientifiques ont montré la corrélation entre la souffrance au travail et les pathologies du comportement. Et il est évident que les salariés trouvent dans la consommation de substances psychotropes – alcool, drogues et médicaments – une réponse à leurs difficultés de vie. Or les médicaments psychotropes sont prescrits pour une souffrance réelle, ils ne sont donc pas interdits ; ensuite, leur utilisation est incontrôlable alors que les doses prescrites ne sont pas toujours respectées. Par ailleurs, la prise conjointe d’autres substances psychoactives peut avoir des effets catastrophiques sur la santé et la sécurité de l’individu. Les médecins du travail et les acteurs de la prévention n’ont donc pas sur les médicaments ou sur le cannabis la même visibilité que sur l’alcool. Mais, quel que soit le produit, le fond du problème est ce qui pousse les salariés à recourir aux psychotropes. Une anecdote : récemment, une entreprise d’industrie chimique a décidé, avec l’accord des salariés, d’interdire l’alcool au restaurant de l’entreprise et lors des “pots”. Au bout de six mois, le médecin du travail a observé une augmentation de 50 % de la prise de médicaments psychotropes. Conclusion : l’entreprise avait traité le problème de l’alcool, mais pas sa cause, le stress. Pour traiter cette problématique, l’entreprise ou la collectivité doit, en collaboration avec les organisations syndicales, définir sa politique en la matière sur trois axes : la prévention, le soutien individualisé aux personnes en difficulté et le management. »     
 

 (*) Prononcée par le médecin du travail après examen médical, la restriction d’aptitude concerne les agents inaptes à remplir en totalité les actes de travail au poste pour lequel ils ont été embauchés. Elle peut être provisoire et est réversible.

Par territoriaux FORCE OUVRIERE pas de calais - Publié dans : outils de négociation
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /2007 15:15

Les salaires sont figés, le pouvoir d'achat est en baisse. Tous les agents de la Fonction Publique s'en sont aperçu...

Plutôt qu'un long discours, mieux vaut regarder les chiffres officiels de l'INSEE. Car, même en ayant intégré dans les "achats quotidiens de la menagère", les ordinateurs portables et autres lecteurs DVD  (comme si on en mangeait !!), les chiffres parlent d'eux-même ...


lire la suite...
Par territoriaux FORCE OUVRIERE pas de calais - Publié dans : outils de négociation
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés