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Le blog des agents territoriaux du Pas de Calais, animé par le groupement departemental FORCE OUVRIERE des services publics

Le blog des agents territoriaux du Pas de Calais, animé par le groupement departemental FORCE OUVRIERE des services publics

La Fonction Publique Territoriale est en perpetuelle evolution, connaitre ses Droits devient une necessite pour les agents, qu'ils soient fonctionnaires ou non-titulaires. Pour les adherents et les militants FORCE OUVRIERE, l'information est un enjeu majeur de la negociation sociale, le Groupement Départemental des Services publics du pas de calais informe les agents de la Fonction Publique Territoriale (FPT).

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Intersyndicale contre la proposition de loi anti-FPT !

Lu dans l'avenir de l'Artois de ce jour :



Manifestation devant le centre de gestion de la Fonction publique territoriale

Des services publics à deux vitesses

« On ne peut accepter le projet de loi déposé par 98 députés UMP le 21 janvier dernier sur "la liberté de recrutement par les collectivités territoriales" ».
C'est en quelque sorte la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Les agents territoriaux syndiqués rassemblés lundi après-midi devant le centre de gestion de la fonction publique du Pas-de-Calais tenaient à manifester leur ras-le-bol : « On cherche à démanteler les services publics et à accélérer leur privatisation, c'est inadmissible », clament ensemble les représentants de la CGT, de la CFDT, de la CFTC et de FO. Un message unitaire qui vise à sensibiliser le grand public, soit les usagers des services publics : « On se dirige tout droit vers des services publics à deux vitesses » craignent Joris de Macedo (CGT) et Dominique Leopold (FO).

Interpeller les députés

Les agents territoriaux en colère envisagent d'aller très prochainement à la rencontre du député André Flajolet, qui fait partie des dépositaires de la proposition de loi contestée. Ils lui remettront une pétition et continueront d'interpeller élus et simples citoyens.
Selon les syndicalistes, l'objectif consiste à « adapter le statut de la fonction publique territoriale en le rendant obsolète, ou plus exactement en le limitant à certaines tâches "régaliennes" », et de citer l'état civil ou la police, « autrement dit pour accompagner les actes des maires dans leurs responsabilités de représentants de l'État ». Or les fonctionnaires territoriaux estiment être d'abord au service du public. Ils déplorent unanimement la dégradation de leurs conditions de travail et exigent de la reconnaissance. « Les députés veulent que le recours au contrat de travail de droit commun devienne la règle, ce n'est pas acceptable, on ne se laissera pas faire », promettent-ils. Ils admettent ne pas être étonnés par cette proposition de loi : « Ce n'est qu'un copier-coller de ce qui s'est déjà fait ailleurs, comme dans les télécommunications par exemple ».

Les agents territoriaux ne sont pas dupes : « On sait ce qui se cache derrière cette loi, c'est la volonté d'avoir à disposition des salariés corvéables et jetables à souhait ! » Ils ont leur propre interprétation des faits : « On nous propose absence de garanties collectives, salaires à géométrie variable, intéressement plutôt qu'intérêt général, et développement de la précarité ». Les fonctionnaires se sentent profondément méprisés : « On nous prend pour qui quand on nous parle de se "débarrasser du carcan du statut" ? De mettre en place une "véritable politique de formation et d'enrichissement des personnels", ainsi qu'une "politique salariale qui récompense le mérite et les performances" ? », s'interrogent les Artésiens. « N'oublions pas que notre pouvoir d'achat a baissé de 7% en l'espace de huit ans », rappelle l'Houdinois Hervé Merlin, qui cite son propre exemple pour témoigner des possibilités d'évolution réduites qu'offre son métier de rédacteur dans une collectivité : « Nos carrières sont vite bloquées ».
« La fonction publique territoriale n'est pas à vendre », concluent les syndicats départementaux qui demandent clairement le retrait de cette proposition de loi. Samedi 13 juin, ils seront à Arras le matin et Lille l'après-midi pour « défendre un service public de qualité, égal pour tous ».

Ch. C.

Publié le 12/06/2009 à 16h17 dans actualité syndicale

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